Sainte Ango

Histoires sulfureuses traversant l'esprit d'une sainte, mi-ange, mi-démon

11 décembre 2006

Splendeur et décadence

Lady Valmont… Un nom synonyme de luxure, d’indécence. Oui, elle était bien de la famille du célèbre complice de Mme de Merteuil. Assez proche pour avoir bénéficie de son aura et de son influence dans les domaines de l’amour.

Elle avait tout pour elle. Un nom, un titre, de l’argent et ses entrées dans un monde doré et avantagé. Et surtout, une beauté proprement indécente, la beauté du diable. Tout en elle appelait au péché. Une peau si blanche et diaphane qu’elle n’avait pas besoin des couches de poudre dont se couvraient les autres damoiselles. Elle n’était que courbes, tout en douceur et provocation. Des seins généreux, des hanches rondes et une taille bien marquée qui lui donnaient une allure voluptueuse. Son visage avait une douce tournure dans lequel détonnait un regard mystérieux, sombre et profond, accentué par une mouche naturelle sur le coin externe de sa paupière droite. Ses sourcils arqués et noirs comme les ailes d’un corbeau. Sa petite bouche rouge arborait une moue sarcastique qui ne donnait que plus de relief à ses lèvres pleines. Ses cheveux noirs étaient masqués par une charmante perruque blanche poudrée à la mode du moment. Elle prenait garde de toujours mettre en avant ses avantages.

Ce soir elle recevait dans son manoir. Une fastueuse fête pour tout le beau monde de la capitale. On se bousculait pour y être invité, pour y être vu. Messieurs et dames se paraient de leurs plus beaux atours et faisaient des frais pour être en vogue. Le genre de soirée où des destins se nouent, des amours naissent et où les grands du pays prenaient des décisions capitales. Il fallait en être.

L’allée menant à l’entré était marquée tous les dix pas par un jeune homme tenant une torche flamboyante. A l’intérieur de la demeure, toujours ce feu, représenté par des centaines de petites bougies parfumées de senteur épicées. Des pétales de roses jonchaient le sol et d’immenses bouquets odorants garnissaient le moindre recoin. Un quatuor à cordes jouait une musique envoutante. Lady Valmont se tenait à l’entrée de la salle de bal pour accueillir ses invités, vétue d’une splendide robe à l’anglaise rose thé qu’elle avait fait venir de Londres pour l’occasion. Sa plus proche amie, la Vicomtesse Sandra de Saint Hilaire lui fesait de piquants commentaires sur chaque arrivant, provoquant des rires à peine étouffés à l’hotesse des lieux.

Jusqu’au moment où entra le très jeune Chevalier Amadeus… Les deux jeunes femmes restèrent interdites devant lui. Sandra chuchota une obscénité à son amie qui rougit aussitôt, chose peu habituelle pour une demoiselle aussi effrontée. Elle lui présenta sa main à baiser, ce qu’il fit avec une douceur extrème, tout en la regardant droit dans les yeux. Ses sens étaient en émoi, elle sentait un flamme commencer à lui dévorer le ventre.

Qu’il était beau dans son uniforme ! Un corps fait pour les joutes sensuelles.

En discutant avec quelques convives elle eu l’occasion de le voir rougir en croisant son regard. Tout à fait charmant !

Elle avait l’extravagance de ne pas proposer de repas assis mais avait fait disposer de longues tables le long d’un mur et y avait fait dresser des plats dont les mets pouvaient se picorer du bout des doigts. Des bols d’eau citronnée avaient été  placé a plusieurs endroits et des valets se tenaient près à essuyer les mains de quiconque en avait besoin. Cet agencement permettait de lascives rencontres, des mains se frôlants doucement. On pouvait apercevoir une comtesse donné la becquée à un baron, un capitaine de cavalerie se faire lécher un doigt enduit de crème par une jeune dame de compagnie de la Reine…

Les odeurs, la chaleurs, les bougies, les mets, la musiques, les gens, tout prétait à un univers libertin. Lady Valmont sentait sa tête et son corps emplie de chaleur et de volupté.

Pendant les danses, elle s’arrangeant pour passer près d’Amadeus, le frôler. Les regards se croisaient.  Son rang ne lui permettait pas de danser de suite avec lui, elle se devait de faire quelques pas avec les personnages hauts placés qui étaient présents. Mais dans chacune de ses arabesques, c’est lui qu’elle accompagnait. Et il le sentait, ils ne se quittaient désormais plus des yeux.

C’est un homme de goûts, il prend soin de sa personne. Elle a cru déceler plusieurs fois à son approche la fragrance nouvellement créée par cet allemand, ce Farina. L’Eau de Cologne, agréable parfum qui se marie si bien avec la légère odeur de poudre de riz qu’il a mis sur son visage. Elle voudrait s’approcher plus et connaître l’arôme certainement un peu musqué de sa peau. Elle sent ses seins pointer, à l’étroit dans le corset qui les écrase.

Non, se dit Amadeus, ce n’est pas que la lueur des chandelles qui fait brasiller ses yeux… Faites que non. Comme un papillon de nuit, il se sent attiré par ce feu et quitte à s’en brûler les ailes, il fera tout pour se réchauffer à son contact.

Des couples se forment, des caresses s’échangent… Le temps suspend son vol et tout n’est qu’indolence au manoir. Lady Valmont est appelée aux cuisines pour faire vérifier la somptueuse pièce-montée offerte par le cuisiner du Roi. Elle quitte la salle de bal, seule. Le Chevalier la voyant s’éloigner décide de partir à l’assaut de sa proie. C’est ce soir ou jamais.

Tapi derrière une tenture, il la regarde entrer dans les cuisines. Un rapide coup d’œil aux alentours lui fait apercevoir l’entrée du boudoir de Lady Valmont, tout proche, porte laissée entrouverte par un domestique maladroit. Idéal.

La voilà qui revient, les yeux toujours aussi brillants. A sa vue, il sent son sexe frémir dans sa culotte de cavalier. Encore dix  pas et elle sera à sa portée. Ose Amadeus, ose. Quatre pas…

D’un geste vif il l’attrape par le bras et la ramène à lui, plaquant son autre main sur sa bouche pour pas qu’elle n’éveille l’attention des invités par d’éventuels cris. A sa vue, elle se calme aussitôt. Gardant sa main sur ses lèvres, il l’entraîne rapidement dans le boudoir et ferme préstement la porte derrière eux. Elle se soustrait à son étreinte et le défit du regard. Aucun des deux n’est dupe, elle n’a aucune colère en elle. Il se rapproche d’elle et la sert contre son large torse. Connaître la moindre parcelle de sa peau. Il enfoui son visage dans son cou, la parcourant doucement de ses lèvres fiévreuses. Elle frémit, glisse ses mains vers ses cheveux pour défaire son catogan et et libérer son opulente crinière noire. Du bout des doigts elle le masse. Il remonte sa bouche à son visage et la fixe un instant avant de s’emparant de cette bouche tant désirée. Leurs langues se mèlent, les corps se serrent.

Elle lui défait sa ceinture, le métal de son sabre tinte au contact du sol. Son habit tombe rapidement et elle s’en prend à sa chemise à jabots. Pouvoir sentir sa peau sous ses doigts. Elle descend sur son ventre et sens son mebre dressé, coincé sous a mince épaisseur de tissus de ses chausses. A genoux devant son Chevalier, elle lui dénoue l’aiguillete pour le metre nu face à elle. Elle le parcours de doux baisers, du ventre à ses cuisses musclées par des heures d’équitation. « Lady Valmont,  laissez moi encore vous embrasser. ». Elle se redresse et lui tourne le dos. Il repousse les anglaises de sa perruque et lui mordille la nuque. Lentement, il s’attaque au carcan de cette splendide robe, délaçant son corset, son panier et ses jupons pour faire lentement glisser le tout au sol. La voici presque nue, unqieuement paré de ses bas blancs retenus par de fines jarretières dont les rubans effleurent le creux de ses genoux, de ses chaussures à hauts talons, de son lourd collier de diamants noirs et de sa perruque. Sa peau laiteuse semble irréelle. Il remarque un petit gran de beauté en forme de cœur sur le bombé d’une fesse, lui donnant envie d’y croquer sans plus attendre. Derrière elle, la cheminée crépite. Elle se retourne. Ainsi placée, elle semble sortir des flammes comme Aphrodite de son coquillage, diabolique tentatrice. Amadeus pourrait jouir rien qu’en se nourrisant de ce spectacle. Le petit triangle noir de son pubis contraste tant avec la lactescence de sa chair… C’est un appel au crime. Et ses seins si ronds aux tétons roses vifs, dressés et gonflés de désir, pour lui, rien que pour lui.

Elle lui fait un léger signe de tête pour lui montrer le divan disposé tout proche du foyer, se retourne à nouveau et d’une démarche de panthère s’y avance pour s’y lover, la tête appuyée sur le seul accoudoir, une jambe légèrement relevée et l’autre à terre, une main sur la cuisse, l’autre taquinant les boucles de sa coiffure.

A genoux au pied du canapé, il la dévore des yeux et la caresse. Il voudrait conquérir et posséder chaque centimètre de cet être infernal. Elle glisse une main dans ses cheveux et pousse sa tête vers sa poitrine. Sa langue furette sur ses tétins déjà si durs. Il redessine leurs contours, les mordillent, les têtes tandis que sa main caresse le ventre de sa belle et glisse vers son mont de Vénus. Sa toison est si douce. Enhardi par les gémissements de son hôtesse, il glisse un doigts vers son intimité. Diable, elle est trempée, brûlante, son clitoris déjà dressé. Il le pince doucement entre le pouce et l’index et la pénètre, allant et venant du majeur en elle. Elle se cambre doucement, dardant plus haut sa poitrine. Il parcours son corps de baisers, la lèche pour la goûter dans le moindre de ses replis. Elle s’accroche à ses cheveux et finit par baisser sa main et attraper son beau membre. Il n’a jamais été aussi gros et gonflé pour personne avant elle. Elle le caresse par d’amples mouvements. Rapidement leurs souffles se font plus courts. Ils se désirent tant. Il se met debout à son côté, la prend dans ses bras. Elle se redresse pour placer ses jambes autour de ses hanches mais il la repousse sèchement et la force à se mettre à quattre pattes sur le petit divan de son boudoir.Il grimpe et se place à genoux derrière ses charmantes petites fesses blanches. La lumière du brasier miroite sur son dos y dessinant d’étranges volutes, comme autant d’inscriptions mystiques. Au loin, le cris des cordes du quatuor ne fait qu’ajouter au surnaturel de la scène. Il reste à la regarder encore, la possédant des yeux avant tout, tout en se masturbant doucement. Sa queue est si gorgée de désir que ça en devient douleureux. Lascive et impatiente, Lady Valmont balance ses hances de façon tout à fait indécente vers son amant d’un soir. « Par pitié Chevalier, je me languis, par pitié, prenez moi ». Sa voix en devient rauque tellement elle le veut en elle, en manque de se sexe qu’elle n’a encore pas connu. N’en pouvant plus elle glisse main entre ses cuisses pour se satisfaire, mais il lui saisit le bras avant et le retourne dans son dos, lui faisant pousser un petit cris de surprise suivi d’un halètement excité. Les longs instant d’attente qu’il lui impose, la frôlant de sa hampe, sont comme autant de caresses insidieuses.

De sa main libre, il cajôle son séant et en écarte doucement les deux globes. Il approche un peu plus sa queue et se frotte tout du long de sa petite chatte. Elle gémit de plus en plus fort, le suppliant encore et encore de la prendre enfin.
Elle sent son sexe palpitant, en manque de ce membre provocant. Il relache son bras et lui saisit les hanches à pleine main. Enfin, oui ! Lentement, doucement il entre en elle, tandis qu’elle ne cesse de remuer son derrière impatient de se faire remplir. A peine à moitié en elle, il se retire et recommence à la caresser du bout de son gland humide. Elle en hurle de rage et d’excitation. Il recommence ce manège plusieurs fois, la pénétrant un peu plus, toujours aussi doucement. Il se retire à nouveau, se penche et vient poser ses lèvres sur son petit bouton, glisant sa langue pour recueillir ses sucs, lui arranchant encore un cris. Elle se sent parcouris de frissons électriques. Sans crier gare, il se redresse et cette fois l’empale bestialement, la cueillant au plus profond de son ventre. Lady Valmont se cambre, rejetant sa tête en arrière et exprimant toute la jouissance que lui procure son ardent Chevalier. Il l’entreprend longuement, brutalement. Elle sent monter dans son ventre un tourbillon de chaleurn glissant vers son pubis et prêt à éclater. Amadeus accélère ses violents coups de boutoir, la sentant se contracteur sur sa hampe, plus brûlante que jamais. Le tourbillon explose dans son sexe, comme jamais elle ne l’a connu auparavant, tous les muscles de son être se contractent à lui en faire perdre le souffle. Sa jouissance est si forte, qu’elle semble en perdre conscience. Elle n’entend plus rien autour d’elle, elle n’est plus que plaisir pur, son regard ne percevant plus que des étincelles. Le Chevalier s’immobilise dans son ventre, lui laissant savourer pleinement cet orgasme, jusqu’à la dernière vibration de son sexe autour de sa queue.

Il se retire d’elle et la fait s’asseoir tandis qu’il descend du divan, se plaçant face à elle. Reprenant rapidement son souffle, elle se saisie de sa bite pour l’amener à ses lèvres. Il n’est plus loin de la jouisance.

Elle le nettoie de ses fluides intimes, le léchant sur toute la longueur de sa forte hampe, gobant ses bourses délicatement. Son gland turgescent luit, appétissant comme un fruit mûr. Elle le tête avec délicatesse, prenant son sexe entier dans sa bouche et le faisant aller et venir avec la plus extrème douceur. Elle saisit ses fesses dans ses mains, glissant un doit entre elles,  allant et venant délicatement dans cet interdit. Il prend sa tête dans ses mains et lui fait prendre son rythme, gémissant de volupté. Plus rapide et plus ample, il baise sa jolie bouche tandis qu’elle le regarde, brûlante. Son ventre se serre, la chaleur envahit tout le bas de son être et il vient enfin dans un long râle libérer son flux dans sa gorge. Le gardant en elle, elle fait glisser sa langue, comme une plume légère, autour de son sexe, jusqu’à son dernier soubresaut.

« Gourmande Lady Valmont, pas une goutte de perdue »…

Le Chevalier s’écroule sur le petit divan, serré dans les bras de sa maîtresse, la tête posée sur son sein.

La chaleur du foyer, les plonge dans des rêves prometteurs.

Pour Fausta... ;op

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07 décembre 2006

Le texte LE VAMPIRE a été primé!

Je tiens à vous faire partager cette super nouvelle!

J'ai participé il y a quelques semaines à un coucours de nouvelles érotiques sur le site http://www.confidentielles.com .

Et me voilà parmi les gagnantes!

J'ai reçu 4 livres érotiques des Edittions Scali.

Et bon sang, que ça fait du bien de voir son travail reconnu!

Encore merci à tous mes lecteurs! Même si vous ne laissez pas de commentaire, je vois que vous êtes assez nombreux.

Concours

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30 octobre 2006

Petites vacances entre amis

On en parlait depuis plus d’un an de ces vacances.Faustine et Karl rêvaient de découvrir notre petit coin de paradis à Alex et moi-même. Un charmant village en bord de mer dans lequel je passais mes vacances depuis toute petite nous ouvrait ses portes pour deux longues semaines de farniente.

Nous étions déjà très proches avant le départ, passant régulièrement des soirées ensemble mais la chaleur, l’ambiance relax des vacances nouèrent des liens encore plus intimes.

Faustine était une belle jeune femme toute en blondeur et en finesse. Ses longues jambes et son charmant postérieur rebondi attiraient l’œil de mon mari, je l’avais remarqué à plusieurs reprises Et je ne pouvais pas lui en vouloir, elle était vraiment attirante.

Son mari, Karl, était un charmant jeune homme brun, large d’épaules. Ses petites lunettes accentuaient son regard rieur. Mais mes yeux avaient la facheuse habitude de se poser sur son bas-ventre, visiblement bien gâté par la nature.

J’ai surpris Faustine à appuyer son regard sur Alex et Karl semblait attiré par les rondeurs de ma poitrine…

Les soirées passées sur la plage à discuter de tout, de rien et surtout de choses peu catholiques sont  quasi quotidiennes. Quand l’air se rafraicchit trop sensiblement, nous nous emballons dans de grandes serviettes de plage, serrés les uns contre les autres. Faustine et moi, chacune lovée entre les jambes de nos hommes assis en tailleur. Nous ne sommes  pas toujours sûre que ce soit bien la main de notre mâle qui se promène sur notre jambe…

Ces vacances sont  idylliques. Personne ne se sent  obligé de suivre l’autre la journée, chaque couple est  libre de visiter les environs à sa guise. Ce qui arrive fréquemen tétant donné qu’Alex et moi connaissons déjà la côte.

Ce jeudi nous leur avons proposé tout de même de nous suivre dans un de nos endroits favoris, un torrent en pleine forêt, très rafraichissant pour cette chaude journée de juin. L’air est particulièrment lourd. Arrivés sur place, nous étendons  nos serviettes sur les rochers et nous déshabillons  en hâte pour plonger dans cette eau vivifiante. Comme des enfants, on rit, à s’éclabousser, à faire les andouilles. Rapidement fatigués par nos jeux somme toute puérils, je rejoins les rochers pour me dorer au soleil. Karl me devance et me passe une serviette autour des épaules, en me frottant doucement le dos, son regard glissant dans le mien, coquin. Faustine et Alex nous rejoignent et nous nous faisons bronzer en parlant pendant encore une bonne heure.

Je propose de passer chez un traiteur réputé de la région pour ses plats traditionnels et de se faire une petite soirée tranquille sur la terrasse, à regarder le soleil se coucher sur la mer.

La proposition est acceptée à l’unanimité. Tout le monde en voiture.

Arrivés dans la boutique, je laisse Alex expliquer les produits locaux à nos amis pendant je passe commande. Assortiment de charcuteries et de fromages, tartes salées, légumes farcis et surtout de sûblimes desserts à faire hurler de panique tous les diététiciens de France. Et évidemment, un apéritif, un bon petit rosé mis en bouteille à quelques kilomètres à peine et une douce liqueur digestive. Parés pour notre soirée, nous rentrons à la villa nous préparer.

Chaque couple ayant sa salle de bains, les préparatifs sont  vite faits. Alex décide de rester en short, torse nu, compte tenu de la chaleur. Karl passe un t-shirt et un jean. Faustine et moi optons pour des tenues similaires : jupe, débardeur, cheveux lachés et encore humides.

Le repas est rapidement prêt et tout le monde s’installe sur la terrasse.

Qu’il est agréable de déguster un bon vin avec une aussi jolie vue dans cette ambiance cosy.

Nos convives profitent de ce petit dîner, les conversations se font plus intimes, comme souvent lorsque deux couples se retrouvent. Faustine me fait un clin d’œil et regarde mon mari. Que me prépare-t-elle ? Il sursaute. Discrétement je baisse les yeux et remarque qu’elle lui fait du  pied sous la table. Ahhh, vous voulez jouer à ce petit jeu chère amie ? Karl étant assis à mes côtés, je fais de même et glisse mon pied sur son mollet, de façon fugace.

Alex propose que nous passions au salon pour prendre le digestif et Faustine ne profite pour me demander si je veux bien lui tirer les cartes. Ne me séparant jamais de mon tarot, j’accepte de bon cœur. Les hommes se chargent donc de débarrasser la table, faire la vaisselle et nous rejoindrons dans quelques dizaines de minutes.

Concentrée sur mon tirage qui semble de très bonne augure pour mon amie, je ne remarque pas de suite que Karl et Alex sont revenus au salon. Assise dans un confortable fauteuil de cuir, face à la table basse, Faustine dans un autre fauteuil collé au mien, je lui raconte ce que je « vois » pour elle.

Plongée dans mes cartes je vois se glisser devant moi une main tenant un petit verre à liqueur. On me souffle dans le cou : « Pour vous charmante demoiselle ». Surprise, je sursaute et renverse quelques gouttes sur mon décolleté. Faustine et Alex  rigolent, chacun un verre à la main. C’est Karl qui me tendait le verre. Je me relève et me retrouve contre son torse. Il me regarde droit dans les yeux et ne rigole plus. Il pose sa main sur mon sein et du pouce essuye les traces de liqueur. Faustine et Alex nous rejoignent. Elle prend le pouce de son mari et l’amène à sa bouche pour le lécher doucement.

J’avais déjà parlé avec Faustine et Alex d’une éventuelle soirée sexy à  4, eux étaient plus que partant, il ne restait que Karl qui avait des réticences. Ce ne pouvait donc qu’être déclenché par lui.

Alex  est dans mon dos, il m’embrasse doucement dans le cou et je me laisse aller  sous ces mains qui connaissent si bien mon corps. Il caresse mes hanches, mes seins. Je sens son sexe déjà dressé contre mes fesses. Tandis qu’Alex hôte mon débardeur, je regarde Karl et Faustine s’embrasser. Ele le déshabille lentement en parcourant son corps de baisers. Il me regarde, passif sous les mains de son épouse. Il s’asseoit dans un des fauteuil, nu, son membre puissant excité par cette situation inattendue. Je n’ai plus sur moi que ma jupe et mon soutien-gorge. Mon mari me pousse à m’installer dans le second fautueil, il me place les jambes sur ses épaules. Ses mains glissent sur mes cuisses, faisant remonter ma jupe sur mes hanches. A côté de moi, Karl a fermé les yeux. Faustine lui caresse le torse, le parcourant de petits baisers jusqu’à atteindre sa hampe et entreprend de lui faire une sulfureuse fellation. Ils gémissent tous deux, j’en suis terriblement excitée. Je pousse la tête d’Alex entre mes jambes, je veux sentir sa langue experte sur mes lèvres. Je m’abandonne à mon plaisir. Je glisse ma main vers le fauteuil de Karl et cherche son contact. Je caresse son ventre, doucement. J’ouvre les yeux, il me regarde et pose sa main sur mon sein, le pétrit délicatement. Nos 4 soufflent s’unissent et s’entremèlent, chacun profite du plaisir de l’autre.

Alex se déplace légèrement de façon à pouvoir toucher Faustne. Il caresse ses fesses, ses hanches, passe sa main sur son ventre et descend doucement vers son intimité. Elle se cambre, respire plus fort.

Je me dégage de l’étreinte de mon mari en lui jettant un regard entendu. Je rejoins Faustine et pose mes lèvres près des siennes sur le sexe de Karl. Alex se place derrière nous et nous caresse toutes deux. Nos langues se frôlent…

Faustine se retourne et fait s’allonger mon homme. Elle se place à califourchon sur lui, mais de façon à ce que lui puisse goûter son fruit pendant qu’elle prend son sexe en bouche.

Je me redresse et vient me mettre sur les genoux de Karl. Nous nous embrassons. Il me pénètre de ses doigts, titille mon petit bouton pendant que je le masturbe lentement. Son excitation est de plus en plus forte, j’entends Alex et Faustine respirer eux aussi de plus en plus vite. Je me relève un peu et m’empale sur le long et fort membre de Karl. Je me sens remplie. Ses gestes sont forts mais si doux.

Faustine s’est maintenant installée dans le fauteuil à ma droite, tournée contre le dossier, à genoux, présentant ses rondeurs à mon Alex visiblement au bord de la jouissance. Tandis que je chevauche Karl plus rapidement,  mon homme la prend brutalement. Faustine halète, elle est au bord de l’orgasme. Karl me fait aller plus vite en me tenant par les hanches. Il a sa tête contre mes seins. Le plaisir me fait me cambrer au maximum, nous jouissons lui et moi dans un parfait ensemble. Il se répand dans mon ventre, brûilant. Sa tête bascule sur le dossier du fauteuil tandis que je continue de remuer mes hanches sur lui, plus doucement, pour profiter des derniers soubresauts de plaisir de sa queue. Nous sommes rejoints par Faustine, qui crie son plaisir, fort, elle est ailleurs. De voir sa maîtresse si vibrante, Alex accélère ses va-et-vients, se rétire et éjacule sur ses fesses.

Je me relève et m’agenouille aux pieds de mon époux, pour lui nettoyer le sexe de la langue. Karl rejoint sa femme et la caresse doucement.

Epuisés, nous rejoignons chacun notre chambre. Enfin, pas si épuisés que ça, nos cris et nos soupirs ayant repris plusieurs fois dans la nuit.
Je me réveille le lendemain matin, comme dans un rève cotonneux. Nos vacances sont vraiment parfaites.

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15 octobre 2006

Le dentiste

Une fois par an, petit contrôle de routine. Histoire de garder un sourire enjoleur. Mon dentiste n'est pas de ces hommes qui tombent les femmes d'un simple regard mais il a un charme certain. Une petite quarantaine, les cheveux poivre et sel, large d'épaule, des petites lunettes rondes...

Depuis le temps qu'il s'occupe de moi, il a appris à connaître mes goûts. Il me surnomme "ma petite rockeuse" et met toujours les CD que j'aime : de bons métalleux qu'il apprécie autant que moi. Au fil du temps , nous avons dépassé le stade des rapports patient/médecin pour devenir de bons copains. Ce qui ne serait peut-être pas arrivé sij'avais eu de mauvaises dents!!! Nous passons plus de temps à rire qu'il ne passe de temps à me soigner. Il a de l'humour et une belle culture. Je me mets toujours au maximum à mon avantagepour nos rdv et je sais qu'il n'y est pas complètement insensible. Certains regards ne trompent pas. Ca lui est arrivé de laisser échapper une caresse sur ma joue, un baiser trop près des lèvres pour n'être qu'amical. C'est un jeu de séduction entre nous.

Ce jeudi, je suis apprement la seul à avoir demandé une consultation. Même Tania, son assistante, n'est pas là. Dr Pascuali m'accueille avec un grand sourire, une main glissant bas sur ma taille. Il me dit que je suis sa seule patiente de l'après-midi car il n'était pas sensé être au cabinet ce jour. Ses regards sont plus soutenus que d'habitude.

Je m'installe dans le fauteuil et lui fait mon plus beau sourire. Il rigole en me disant qu'il ne fera encore une fois pas fortune avec moi. Il se penche sur moi, son regard s'attardant dans le mien, et m'ausculte. Ses gestes sont doux, appuyés. Rien à signaler, comme toujours.

Il enlève son masque et reste penché sur mon visage. Je sens son souffle sur ma peau. Il glisse une main dans mes cheveux. "Tu me fais fondre...". Il me caresse le front du bout des lèvres, descend sur ma joue. Je me redresse légèrement, passe ma main sur son dos. Nos bouches se joignent, tendrement, pour s'apprivoiser. Il s'interrompt, me regarde, le souffle court.  Il semble chercher une approbation dans mes yeux.

Je le désire depuis si longtemps.

Il glisse son bras dans mon dos, se met à califourchon sur moi  et me relève contre lui d'un geste brusque. Ma respiration s'emballe. Il m'embrasse, me dévore. Ses mains glissent sous mon cache-coeur, il prend mes seins dans ses mains. Mes doigts glissent dans ses cheveux, si doux.  Mes lêvres goûtent sa peau, il sent bon. Je veux lui défaire sa ceinture, il m'interromps, me regardant droit dans les yeux : "Non, moi d'abord".

Il descend du fauteuil, me fait en descendre à mon tour. Il s'y asseoit. Je suis debout, face à lui. Ses mains glissent sur mon ventre, il défait mon pantalon et le fait tomber à mes pieds. Il  pose un long regard gourmand sur mon corps. Que ça fait du bien de lire le désir dans les yeux de l'autre. Il me sert contre lui, m'embrassele ventre, les hanches, et glisse sa main dans mon string. Il titille mon bouton avec adresse. Je sens des vagues d'un plaisir électrique parcourir mes veines.

Il me prend par les hanches et me retourne, dos à lui. Je suis un jouet entre ses mains. D'habitude plutôt maîtresse, je découvre les bienfaits de la soumission. Il fait glisser ses lèvres sur mes fesses, d'une main repousse le petit morceau de tissus qui joue les derniers remparts et introduits ses doigts en moi, avec force. Il me prend presque brutalement, mon corps est en fièvre. Il ne cesse de me dévorer. "T'aime ça hein!". Je voudrais pouvoir crier mon plaisir mais me retient de peur qu'on ne nous entende. Oui j'aime ça, prend moi encore plus fort, parle-moi, dévore-moi. Son pouce s'appuye , prêt à me pénétrer différement. Je voudrais le supplier de me prendre de suite, je vibre de désir mais je veux rester son jouet et que çe soit lui qui décide de nos actes. Ses mouvements sont lpus rapides, plus brutaux, je n'en peux plus. Il me laisse pantelante, le souffle presque coupé mais encore plus brûlante de désir. Il se redresse, se serre contre moi, m'embrasse la nuque. Il me me glisse ses doigts sur la joue, je les prends en bouche, les lèchent, les sucent.

Je me remets face à lui. Il a un petit sourire en coin, il me laisse faire. Je lui déboutonne sa chemise sans cesser de l'embrasser, de déguster sa peau. Mes mains sur son torse, je prends ses tétons entre mes doigts, les lèchent, je descends doucement vers son ventre, mes mains sur ses hanches. Je lui défais sa ceinture, son pantalon, le fait tomber au sol. Son boxer est tendu. Je glisse mes mains entre le tissus et ses fesses et le lui retire.  Je le repousse vers le fauteuil pour qu'il se rasseoit.  Je m'agenouille face à lui, bien cambrée, genoux écartés, poitrine en avant. Je le repnds par les hanches pour qu'il bascule son bassin plus vers moi, dégageant ainsi ses fesses plus largement. Je plaque une main sur ses abdos, l'autre à hauteur de son pubis. "Suce-moi".

Il prend ma tête entre ses mains et me ramène à sa verge.  Je le regarde avec mon air de vilaine fille. Ma main entoure ses bourses et je commence à lui embrasser le gland, le plus doucement possible, donnant quelques coups de langue légers. Je parcours son phallus de petits baisers pendant de longues minutes. Il me somme de le prendre en bouche, je n'écoute pas. Il appuye plus fort sur ma tête, je le regarde droit dans les yeux et enfin le prend en entier.  Ma langue s'enroule autour de sa hampe, mes va-et-vient sont amples et profonds.  Sa main fait varier mon rythme à son bon vouloir, l'autre main étant cramponnée au fauteuil, si fort que ses articulations blanchissent. Il continue de me parler, toujours si peu sagement. J'aime son goût, j'aime sentir que son plaisir s'amplifie dans ma bouche. Je le caresse du ventre aux cuisses, sans relacher son sexe, m'interrompant par instant pour reprendre mes baisers légers. Je prends ses bourses en main, je les lèches, remonte sur sa verge dressée, passant mes doigts derrière pour aller titiller son anus. Il me fait accélérer encore plus mes mouvements puis me retire brutalement la tête. Il me rejoint à terre, saisit ma nuque pour me faire baisser et lui présenter ainsi mes fesses.

A 4 pattes par terre, sous ses coups de boutoirs de plus en plus forts et rapides, il me donne quelques bonnes claques sur les fesses, je me laisse enfin aller à crier mon plaisir, rapidement rejointe par le sien. Son flux brûlant dans mon ventre me faire repartir dans une deuxième salve de jouissance, imédiatement. Il s'écroule sur moi, essouflé. Je me retourne et l'enlace, l'embrasse encore et encore...

J'adore aller chez le dentiste ;op

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05 octobre 2006

Suite à la demande d'un certain lecteur...

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Paul, si tu me lis... Je sais que ce décolleté va te perturber mas là je peux pas remettre mon châle!!! :op

Alors regarde ailleurs, MDR!

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19 septembre 2006

J'aimerais...

Que c'était bon hier soir...

Ca valait la peine d'attendre mais du coup, pour la suite, je n'attendrais plus aussi longtemps.
Sentir tes mains sur mes seins, les pétrir si peu délicatement, juste ce que j'attendais. Ta main entre mes cuisses, ta langue dans ma bouche, si habile.

J'ai été étonné, je pensais qu'à force d'attendre, je risquais surtout d'être déçu.

Bien au contraire, tu as été au dessus de tout.

Tes fesses fermes entre mes mains, nos langues qui se gouttent, qui jouent. Le baiser le plus sexuellement indécent que j'ai eu.

Je ne cesse de revivre ce moment. A quand la suite?

Trouvons un moment rien qu'à nous, avec du temps pour juste profiter de l'instant présent, se laisser emporter par nos sens.

Tu sais que je ne recherche rien d'autre que ce feu entre nos corps.

Je voudrais sentir tes mains sur mon corps. Qu'à nouveau tu m'embrasse dans le cou, me mordant. Prend-moi laisse-toi emporter. J'aime cette sensation animale de perte de contrôle. Fait avec moi ce que tu n'oserais pas faire autrement. Vis ça à fond, sans te poser de question, fais-toi plaisir. Tente et goûte, propose et agit sans trop me demander.

J'aimerais connaître le goût de ta peau, passer la barrière de ta chemise. Enlever nos vêtements en hâte, si vite, si empressés qu'on ne les enlève pas complètement. Ne pas avoir besoin de se controller comme hier soir. Sentir ton sexe durcir entre mes mains, le lécher de milles façons jusqu'à en avaler le suc, entièrèment. Te sentir le glisser entre mes seins, le baiser à chaque aller-retour vers ma bouche.

D'une main tu pétris mes seins, les embrasse, les léche, tire sur les tétons avec tes dents. Nous nous laissons complètement aller. Fais moi faire ce dont tu as envies. Retourne- moi contre le mur, fais descendre tes  mains entre mes lêvres intimes. Je veux sentir ton sexe dur sur mes fesses. Embrasse mon dos, descend le long de ma colonne, glisse ta tête entre mes jambes et joue de ta langue. Je veux sentir mon gout sur tes doigts, sur ta langue. Je veux que tu ne cesses de t'occuper de mes seins.
Prend-moi, fort, longtemps, plusieurs fois. Ne nous laisse pas le temps de respirer de rélfléchir mais juste le temps de d'agir.  J'aime l'essouflement, les coups forts presque destructeurs.

Je veux te sentir jouir au plus profond de mon ventre, de ma bouche, sur ma peau. Je veux te procurer un plaisir que tu n'oses à peine imaginer.

Cherche un moment, n'attend pas trop. On s'arrangera, on vivra ce qu'on à vivre, sans se prendre la tête.

Mon jardin secret, celui dont toi seul à la clé. Pour mieux revenir dans nos quotidiens respectifs. Une escapade de temps à autre pour ce ressourcer.

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03 septembre 2006

Et s'Il répondait à mes attentes?

L’habit ne fait pas le moine. Et Il  semble de toute façon être à mille lieus des vœux monastiques.

Sous ses airs angéliques, le temps passant, je vois se dévoiler un vrai petit démon coquin et aventureux.

Les hommes mûrs sont attirants de pas leur expérience, les hommes jeunes le sont par leur côé avide de découvertes.

Physiquement, rien à redire : un grand brun bien bâti, une frimousse à qui on donnerait le bon Dieu sans confession.

Il est très ouvert, charmant et drôle. On échange des mails depuis quelques semaines maintenant. C’est très agréable de jouer un jeu plein de sous-entendu avec quelqu’un qui a du répondant. Le petit message coquin de fin de journée, il est attendu, il excite. A parler échangisme, clubs libertins, on s’émoustille l’un l’autre.

Je lui ai proposé dernièrement qu’on sorte tous les deux. Boire un verre, discuter, rire et…

Il accepte et jen suis assez étonnée. Je ne pensais pas qu’il irait au-delà du virtuel mais c’est tant mieux. Du culot, Carpe Diem, vivre pour l’instant et suivre ses envies. Tu as bien raison !

On passera la soirée au Mississipi. Restaurant et bar, ça nous permettra de choisir si on souhaite dîner ou juste boire quelques cocktails au son d’un envoûtant jazz New Orleans, confortablement installée dans un des endroits les plus cosy et les plus branché de la ville.

Je gare ma voiture sous les platanes au bord de la rivière. Je suis un peu en retard, j’espère qu’il ne m’en tiendra pas rigueur.

J’ai pris soin de me mettre à l’aise. Vêtue d’un simple jean et d’un chemisier noir lacé et outrageusement décolleté, laissant apercevoir quelques centimètres de dentelle rouge et noir. Mes formes pulpeuses et provocantes sons mises en valeur. Je lui laisse apercevoir un bout du trésor, qu’il n’ait qu’une envie, ouvrir le paquet pour le voir en entier.

Je pousse la porte du bar, un nœud d’angoisse et d’excitation à la gorge. Il me fait signe. Il a trouvé une petite table bien au calme et m’attend, un verre à la main.
Je le rejoins. Il se lève pour me dire bonsoir, appuyant ses lèvres aux coins de ma bouche, lentement, en me regardant droit dans les yeux. Il fait déjà bien chaud…

J’ai beau être grande gueule, on se connaît peu et je ne sais pas trop quoi dire mais Il me met à l’aise et on parle finallement facilement. J’essaye de sonder son regard, qu’at-il en tête pour ce soir.
L’endroit est propice. Un décor New Orleans, un piano accroché au plafond ( ??? oui ça étonne !), du jazz. On serait presque téléportés à l’époque de la prohibition dans les tripots de Louisiane… Prohibition.
Je ne prohiberais rien ce soir.
Les mains se frolent, les regards se cherchent, se fixent… Je fais glisser mon pied entre ses jambes, le fait remonter doucement en une lente caresse. Pour l’instant, Il garde un applomb suprenant, continue la conversation comme si de rien n’était. Il ressert ses jambes autour de la mienne.

Cet réveil en moi des pulsions animales. J’ai envie de lui. Je prend sa main dans la mienne, en redessine le dos du bout des doigts, toujours les yeux dans les yeux. Je fais glisser mon index sur sa paume, pour lui faire comprendre mon désir.

A son tour il prend mes mains dans les siennes et m’en caresse les paumes.

Nous demandons l’addition, que nous réglons à deux et nous quittons le Mississipi. Je lui propose de lui faire visiter un peu la ville en voiture. Il accepte et nous rejoignons son véhicule sur le même parking des platanes où je me suis moi-même garée.

Un peu de musique, juste assez fort pour ne pas se lancer dans de grandes conversations. Nous n’avons de toute façon pas envie de parler. Il démarre et je le guide vers les jolis quartiers reculés et abrités des regards indiscrets. Tout en lui expliquant par où passer, je pose ma main sur sa cuisse et remonte vers son entrejambe.

Il ouvre un peu sa fenètre, Il doit avoir un peu chaud :oD 

Je déboutonne son jean, difficilement, car son membre dur ne laisse plus de place pour mes doigts. Je réussis à glisser ma main dans son pantalon et joue avec son sexe. Il me demande trouver un endroit retiré où nous pourrions nous arrêter en paix.

La ville est entouré de bois, autant d’endroits pouvant accueillir deux personnes impatientes.Nous nous enfonçons un peu dans le bois pour découvrir une clairière qui a du voir bien des ébats.

Son téléphone sonne, un message apparement. J’en profite pour sortir de la voiture et faire quelque pas. L’air frais de septembre me regonfle à bloc. Il y a un ban de picnic et une table un peu plus loin, je m’y asseois, le dos contre la table.

Il prend son temps pour répondre mais finit par me rejoindre. Il a reboutoné son pantalon. Il s’arrête face à moi, ne bouge plus comme s’il se tenait derrière un dernier rempart.

Je me relève du banc et vais vers lui. Il ne bouge toujourspas. Je suis contre lui, mes yeux plongés dans son regard. Je pose ma main sur son ventre, la fait glisser vers sa taille. Enfin il fait tomber la dernière barrière, sa main dans mon dos, il se penche vers ma bouche entrouverte, respire mon souflle sans me quitter des yeux.

Le temps semble en suspens autour de nous. L’instant est incroyable de tension sexuelle, sensuelle, plus rien n’existe. Dans un même mouvement nos bouches partent à l’assaut l’une de l’autre, dans un mouvement désespéré de désir. Il me sert fort contre lui. Je voudrais ne faire qu’un avec ce corps qui me hante. Sa langue est habile, elle goûte chaque parcelle de ma bouche. Je lui lèche délicatement les lèvres, lui mordille la langue. Il me pousse vers la table et je m’y asseois. Sans cesser de m’embrasser, il déboutonne mon chemisier en hâte, sans prendre la peine de me l’oter complètement. Je lui déboutonne à nouveau son jean pour cette fois le faire glisser à ses pieds et je déboutonne sa chemise, lui caressant le torse. Il pose ses mains sur la dentelle qui couvre mes seins, qui pointent d’un désir devenu douloureux. Je me penche vers son torse, pour le mordre, le lécher, redessiner ses tétons du bout de ma langue, attirant son bassin entre mes jambes ouvertes et je l’emprisonne entre mes cuisses.

Il me renverse sur la table et parcours ma poitrine de baisers dévoreurs. Une main glissant dans mon dos, il dégraphe mon soutien-gorge. Le papillon noir qui l’orne prend son envol vers le banc… Mes seins lourds brûlent entre ses mains et au contact de sa bouche impatiente. Je fourre mes mains dans ses cheveux et le fait remonter vers ma bouche, l’embrasser, encore sentir sa langue contre la mienne. Prends-moi… Je descends de la table et tout en m’abaissant, je finis de le déshabiller, goutant chaque parcelle de sa peau au passage. Son sexe est dressé devant moi, gorgé comme un fruit mûr. Je fais descendre mes mains de son dos à ses fesses, les massant. Je le lèche doucement, de ses bourses à son gland, parcourant toute sa hampe en petits baisers fugaces. J’embrasse encore son gland, tout en donner de léger coups de langue et enfin je le prend en entier dans ma bouche, allant et venant tout en le fixant droit dans les yeux.  Ma main glisse derrière ses bourses pour lui faire découvrir des plaisirs dont il ne soupçonne pas l’existence. Il me relève et m’amène plus près de la voiture, tout en m’ebrassant à nouveau. Il se penche pour saisir quelque chose dans la boite à gants et se couvre rapidement.  Nos peaux s’électrisent au contact l’une de l’autre. Il descend une main entre mes jambes et me fait encore attendre en me caressant, me pénétrant très doucement de ses doigts. Je saisi sa main, la remonte vers ma bouche pour nettoyer ses doigts du bout de la langue. Il saisis mes cheveux, renverse ma tête en arrière et m’embrasse le cou.  Je me dégage de son étreinte et me retourne dos à lui, appuyée sur le capot de la voiture. Il me masse légèrement les épaules, descend ses mains le long de mon dos, masse mes fesses et me pénètre doucement d’abord. Je me redresse légèrement, il caresse mes seins puis me fait me rabaisser vers la voiture et me martèle littéralement de toute la longueur de son membre. Il me fait jouir plusieurs fois et me glisse à l’oreille qu’il voudrait que je finisse le travaille avec ma bouche. Il ne tarde pas à venir, après s’être découvert. Je ne laisse pas une goutte se perdre.
Nous recommencerons plusieurs fois dans la nuit.

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27 août 2006

Crescendo

J’attire les hommes, je le sais. J’ai des arguments imparables. Pourtant, je ne suis pas une sûblime blonde sculpturale.

Le secret : mettre en valeur ses atouts, ils éclipseront les défauts.

J’aime sortir, voir du monde, être entourée, désirée.
Je connais Mike depuis peu de temps, quelques mois tout au plus. Charmant jeune homme à peine plus âgé que moi, brun, de très bonne compagnie. Il a l’air d’un ange innoncent mais il se révèle, au fils des conversations, diablement culotté. J’aime ça. J’aime les hommes qui ont du répondant et qui assument leurs envies. On n’a eu que peu l’occasion de se voir, mais on échange des messages assez souvent.
Il y a Patrice aussi. Lui je le connais depuis des années. Je suis passée d’ado coincée à femme épanouie entre temps. Il est barman au Crescendo, un café où je me rends souvent, QG de nanas. Je ne le laisse pas indifférent et la réciproque se vérifie. J’aurai déjà bien voulu le sentir contre moi mais monsieur se fait désirer. Et ça m’énerve prodigieusement. Je n'ai pas l’habitude de ne pas mener le jeu, pas l’habitude qu’on me résiste. Normallement, je charme, je consomme. Ya pas à tergiverser pendant des siècles non ? Ses approches sont semées au compte-goutte, joueuses, excitantes, énervantes !

Et j’en ai ras le bol ! Des années que Patrice joue le même petit jeu. Il faut que ça cesse !

Pourquoi ne pas jouer avec Mike ?
Après tout, rendre un homme jaloux, c’est connu, ça marche il paraît ! Je te suis tu me fuis, je te fuis, tu me suis…

Et ce serait une occasion de revoir Mike.
Je lui propose d’aller boire un verre en ville avec moi, en semaine. Il accepte et semble avoir des idées derrière la tête. 

Je me prépare longuement, endui ma peau de l’huile parfumée que je conçois moi même, grâce à une recette piochée dans un de mes nombreux livres de sorcellerie. Cette odeur me grise, me donne de l’énergie, me rend enjoleuse et fiévreuse. Une longue jupe noire style gitane, évidemment sans rien dessous, ni bas ni le moindre petit string, de beaux escarpins noirs à bride perchés sur un talon de près de 10cm, un superbe soutien-gorge rouge bordé de velours lisse et de dentelle (Mike le connaît déjà, il l’a apperçu sur un site web que je fréquente souvent pour ce type d’achat) et un pett haut noir moulant et garni d’un décolletté des plus vertigineux. Quand comme moi on possède un 110E naturel, pas la  peine d’essayer de le cacher, autant le mettre vraiment en avant. Mon âme de petite sorcière dicte mes choix vestimentaires et mes choix d’accessoires : une demi douzaine de bagues en argent, ornées de pierres aux vertues protectrices, un long pendentif orthodoxe, des pentagrammes aux oreilles et une spirale accroché au cartilage de l’oreille droite. Maquillage, j’insiste sur les yeux, un regard peut beaucoup jouer. Fin prête, je grimpe dans ma voiture, musique à fond. Choix toujours très eccléctique : Nightwish, Mecano, Katie Melua…

J’arrive devant le bar, Mike n’est pas encore là. Les serveurs me connaissant pour beaucoup, viennent me dire bonjour. J’apperçois Patrice derrière le zinc, shaker en main, en train de faire le beau au milieu des groupies. Clin d’œil entendu dans ma direction. Je tourne le dos.

Mike arrive enfin, 501 moulant ses parfaites petites fesses pommées, chemise blanche. Simple, classe mais efficace !

Le bar est assez calme, jour de semaine oblige. On passe devant Patrice, je l’ignore royalement en me rapprochant de Mike. On nous place à ma table habituelle, dans un recoin sombre, douillet, un peu en retrait. La table est entourée de deux banquettes moelleuses. Mike se place face à moi. Je ne sais pas qui a choisi la musique ce soir, mais c’est parfait, le dernier Timberlake, Froufrou, Juanes et d'autres illumineront notre soirée... Sexy ambiance !!!

Au Crescendo, je sais que je peux me permettre beaucoup de choses. Comme notre table est dans un angle, je me déchausse et allonge mes jambes sur la banquette. Mike s’étonne de mon attitude et je lui propose de faire comme moi, se mettre à l’aise. Il se déchausse, s’accoude de l’autre côté de sa banquette et allonge ses jambe face à lui, sur ma banquette, ses pieds proches des miens.

Le Crescendo est spécialisé dans une nouvelle gamme de cocktails venue des USA, les smoothies : mélange de fruits mixés, de glaçons et de laitage. C’est frais et onctueux. Mike ne connaissant pas l’endroit, me propose de choisir pour nous deux. Vu que mes intentions sont claires, autant jouer le jeu jusqu’au bout. Je propose qu’on prenne deux smoothies et libre à chacun de boire dans le verre de l’autre. Mon choix se porte sur un Devil Sensation : mangue, cerises bigarreaux, framboises, gingembre et yahourt, accompagnée d’un brochette de fruits arrosés de verveine ; le second sera un Angel Paradise : banane, lait, pomme et canelle, accompagné de pétales de roses au sucres. Une invitation aux plaisirs !

Mike est d’une compagnie parfaite. Il a un humour décapant, plein de sous-entendus. On rigole beaucoup et je remarque que Patrice est énervé derrière son comptoir. Plusieurs fois en nous regardant, il manque renverser son shaker ou une bouteille. Ce n’est pas son habitude, il a des talents dignes des meilleurses exhibitions de Brian Flannagan (Cocktail !) !  Et évidemment, ça me fait rire de plus belle.
Mike profite de notre complicité pour glisser ses pieds sous ma jupe, me caressant subtilement. Nous goûtons aux deux cocktails. Il me fait goûter les pétales de roses au sucre. Il pose un pétale sur le bout de son index, le sucre le faisant coller, il approche son doigt de mes lêvres, le fait glisser sur ma langue et je me fait un plaisir de l’enfermer, au chaud, le caressant doucement de ma langue.tout en regardant parfois Patrice du coin de l’œil. Mike se repose sur son accoudoir en soupirant d’aise, un grand sourire au lèvres. J’aime jouer, et lui aussi. Il a bien compris son rôle ce soir et fait un signe de la main à Patrice qui en devient vert de rage. Je jubile !

Des couples commencent à se lancer sur la piste au fond du bar. Le DJ balance Sexy Back, le dernir Timberlake. Un regard vers Mike et on se comprend, il se lève, me tend la main et hop, direction la piste ! Et il danse divinement bien le bougre ! Je me défend pas mal il paraît, je n’ai pas peur d'onduler du bassin, de coller, dos contre torse, mon partenaire. Qui en semble revigoré ! Il pose ses mains sur mes hanches, je sens son souffle contre ma joue. Il se décide à poser de légers baisers de ma joue à mon cou, un vrai délice. Il sent bon la canelle. Je me retourne, une main sur ses reins, je le regarde droit dans les yeux, m’approche sans le laisser m’embrasser, juste lui faire sentir mon souffle. La température monte franchement. Il glisse une main dans mes cheveux et force ma tête vers la sienne pour m’embrasser, me dévorer la bouche. Nos smoothies nous ont chacun laissé un goùt divin. Sa langue semble vouloir en récolter les plus infimes effluves. Je sens son sexe dressé à travers son pantalon…

Nous dansons pendant bien deux heures, passant de chansons sexys en slows relaxants, jettant chacun notre tour des petits coups d’oeils vers Patrice qui fait franchement un travail de cochon ce soir.

Nous retournons nous asseoir, un serveur nous apporte une assiette de chocolats, de la part de Patrice. Ah ben en 6 ans il aura au moins appris ça, que le chocolat est ma drogue !

Mike ne tient pas en place, les gens quittent doucement le Crescendo mais il veut retourner sur la piste. Une série de musiques latines est lancée, je me décide, on y va. On oublie ce qui nous entoure, dansons, nous embrassons, nous carressons… Aucun de nous ne s’est rendu compte que nous sommes les deux derniers au Crescendo. Enfin, trois en comptant celui se charge de faire la femeture… Ben oui, c’est bien le tour de Patrice. Nous continuons à danser et je regarde Patrice ranger son bar. Son regard croise le mien, il ne le quitte pas. Mike et moi dansons d’une façon tout à fait indécente. Nos baisers sont de plus en plus intenses, les caresses de plus en plus franches. Pourquoi nous cacher ? La lumière s’éteint, seules les veilleuses de sécurité restent en marche, nous offrant  une lumière tamisée idéale. Je n’ai plus deux mains qui me caressent mais quatre !

Patrice nous a réjoint et danse avec nous. Mike face à moi, lui dans mon dos. Les deux hommes se toisent du regard, se provocant l’un l’autre. Je suis l’objet d’un désir partagé par deux mâles, quoi de plus agréable ? Je serais juge de leurs performance, terrain d’un combat charnel… Se sera à qui me fera jouir le premier.

Je les embrasses tour à tour, jeux de langues tandis que leurs mains courent sur mon corps enfiévré, me déshabillant en hâte. Les mouvements sont sensuels, en rythme avec la musique…

Ils me guident vers les escaliers. Ils se déshabillent et m’installent sur les marches, assise. J’ai devant moi deux colonnes de chaire gorgées de désirs. Je les saisi à pleines mains ; les carressant sur toute leur longueur. Je regarde mes amants droits dans les yeux.. Patrice s’agenouille devant moi. Il me saisit les seins , les caresse du bout de sa langue. Ses mains descendent le  long de mon corps, caressant mes cuissent et les écartant doucement. Mike est à mon côté, je n’ai qu’à tourner légèrement la tête pour pouvoir saisir son sexe dans ma bouche, d’abord je le prend entier, lui faisant goûter les délices d’une gorge profonde. Je fais courir ma langue le long de sa hampe, une main à la base et l’autre massant ses bourses. Je le lèche sur le pourtour du gland, le suce, le tête, faisant aller et venir ma bouche par mouvements amples ou plus saccadés. Mike passe ses mains dans mes cheveux, guidant mon rythme…
Patrice, lui, a glissé sa tête entre mes jambes. Il me masse les lèvres entre ses doigts, joue avec mon clitoris, le léchant, le suçant, le mordillant et fait glisser ses doigts en moi. Je me sens trempée, je veux sentir leurs membres dans mon ventre. Mes gémissements se font plus intrenses, Mike est dans le même état second que moi. Je remonte de quelques marches pour mettre mon sexe a hauteur du sien. Je le veux lui d’abord. Il prend mes jambes sur ses bras, m’embrasse et enfin me pénètre lentement, tout en douceur. Ses mouvements sont forts mais doux, intenses mais mesurés. Patrice se place près de ma tête, son sexe contre mes lèvres. Tant d’années et enfin je peux maîtriser, je peux le faire jouir, c’est moi qui dirige le jeux maintenant. Patrice est à ma merci.. Le Crescendo résonne de nos soupirs et gémissements. Mike dans mon ventre, Patrice dans ma bouche…  Quand je sens Mike prèt à jouir, je les fais intervertir leurs places.

Patrice est plus brutal, ce qui est loin d’être désagréable. Cette position ne lui convient pas. Il nous fait descendre des esacliers et me place sur une banquette, à quattres pattes. Mes fesses lui sont offertes, je ne le vois plus et j’ai Mike face à moi. Nos mouvements sont plus rapides, nos soufflent se fatiguent… Enfin, presque ensemble, Mike et Patrice gémisse de plaisir. Mike était prêt à sortir de ma bouche mais je l’ai retenu, je le veux jusqu’au bout, me délecter de cet amour jusqu’à la dernière goutte.

Comblée par deux hommes en même temps, de multiples possibilités que nous pouvons encore explorer… Chaque chose en son temps.
Je pensais venir au Crescendo pour rendre jaloux Patrice et je me rends compte que je l’ai fait passer au second plan…

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16 août 2006

Le vampire

Il fait terriblement lourd ce soir. Même pas moyen de supporter un drap.
Je m'allonge dans mon grand lit à baldaquins, vétue uniquement d'une longue et vaporeuse chemise blanche, presque transparente. Elle me colle à la peau.

Je mets en route le ventilateur, histoire de gagner un peu de fraîcheur. Ma fenêtre est légèrement entrouverte.

Dehors, le bruit de la ville...
J'ai pris soin de mettre un peu de musique pour mieux m'endormir.
Je commence à somnoler.
Dans un demi-éveil, j'entends un grattement à la vitre. C'est bizarrement le seul bruit qui transperce la nuit. Le ventilateur ne marche plus, la ville ne bruisse plus, l'air est lourd, moite.

Soudain la fenêtre s'ouvre en grand et j'apperçois une ombre voler vers le pied du lit. Mon corps est comme soudé au lit. L'air se rafraîchit. L'ombre vole un moment puis se pose, hors de ma vue. Un instant plus tard, un homme se trouve au pied de mon lit.Vlad... Je le connais au travers des récits multiples que je possède sur  lui, sur la légende qu'il a fait naître : Drakula. Impossible que ce soit une autre personne, il est trop conforme à son image : grand, ténébreux, tout de noir habillé, ses canines dépassant léèrement entre ses lèvres si rouges, si ... provocantes!

Il se glisse doucement vers moi, faisant remonter ma chemise dans un léger souffle. Ses doigts glacés effleurent ma peau et me provoquent des frissons incontrôlables. Il me parle, d'une voix basse, chaude, profonde. Du roumain, la langue de son peuple. Il m'arrache ma chemise et me regarde, l'oeil dévoreur. Tous ces gestes semblent ralentis. Ses mains glissent sur ma peau, la rafraîchissant dans cette chaude nuit estivale. Des caresses froides mais si brûlantes. Il continu de ma parler. Sa voix m'électrise, je voudrais pouvoir le toucher, faire glisser ma langue entre ses lèvres... Mais il ne le permet pas et mon corps reste soudé au lit.

Mon ventre brûle, ses mains ne se décident pas à me toucher vraiment, aux endroits ou je les attends avec fièvre. Il les fait courir partout, en évitant soigneusement les zones les plus érogènes. Il approche de mon visage, me regarde droit dans les yeux, un petit sourire au coin des lèvres. Mes yeux se ferment, je sens son souffle sur ma peau, une légère odeur de souffre, si ténue qu'elle en est agréable, flotte dans l'air. Il m'embrasse, un baiser d'une force et d'une intesité peu commune. Sa langue s'enroule comme un serpent autour de la mienne, il me léche doucement les lèvres, les mordilles, refait pénétrer sa langue dans ma bouche. Mon désir monte tant et plus... Il fait glisser sa langue le long de ma gorge, en m'embrassant, me mord le cou... Un courant électrique me parcourt, jusque dans mon ventre, prêt à exploser de plaisir tant ces attouchements sont intenses. Il continue de me dévorer à sa manière, ses mains glissant sur mes seins. Des caresses légères, puis de plus en plus forte, il les maltraitent presque, joue avec les pointes durcies. Il continue de goûter ma peau, en descendant le long de ma poitrine, de mon ventre, entre mes cuisses. Ses mains glissent sous mon dos et il me soulève, je reste à flotter au-dessus de mon lit, les voilages du baldaquins me caressant le visage. Il est toujours habillé et le restera tout du long, n'entrouvrant que légèrement sa chemise et son pantalon. A son tour il flotte au dessus du lit, au dessus de moi. D'une main il ouvre mes cuisses, l'autre étant placée dans le creux de mes reins.

Son sexe contre le mien, il reste comme ça un instant, me regardant jusqu'au plus profond de mon âme. Mon corps n'en peu plus d'attendre, je le veux, je veux le sentir en moi, sentir sa chaleur...
Enfin, il se glisse dans le creux de mon ventre, d'un coup franc, intense. Il ne me quitte pas du regard, seul son bassin bouge, faisant aller et venir son sexe en moi. Le courant électrique me parcourt jusque dans la moindre de mes extrémités, ses coups profonds, chauds et réguliers me font monter vers un plaisir extrême. Il ralenti pour me faire légèrement redescendre et reprend son rythme envoûtant. Toujours en me regardant droit dans les yeux, se concentrant sur mon regard, enfin il se libère en moi, dans un flot brûlant, mon plaisir rejoint le sien avec une puissance que je n'ai jamais connu auparavant.

Nos 2 corps redescendent sur le lit, il se remet à me parcourir de sa bouche fiévreuse, sa langue furetant dans les moindre replis de ma peau. Il me soulève à demi et me fait me retourner dos contre son torse, il me tient les mains prisonnières d'une des siennes, appuyés sur le mur. Il glisse son autre main de mes seins à mon ventre, me plaque les fesses contre son sexe à nouveau durçi. Il souffle dans ma nuque pour en écarter les cheveux et entreprend de me mordre à la base du cou. Il entre en moi, encore plus brûlant que la première fois. Ses coups sont plus brutaux, presque douloureux, mais de cette douleur qui grise les sens. De sa main libre il me caresse le ventre, les seins, glisse un doigts vers mon bas-ventre, me titille, me pince, remonte vers mon ventre, tout en continuant à souffler chaudement à à me mordre le cou, à me pénétrer de toute sa force. Je suis prisonnière de ses désirs, consentante... A nouveau il se libère en moi, dans un dernier coup brutal, enfin mon corps peut bouger, je peux enfin crier mon plaisir. Nos 2 voix se mèlent. Il me mord à nouveau et me laisse, se volatilise, me laissant m'écrouler à la limite de l'inconscience dans mes draps humides et froissés.
Était-ce juste un rève?

Posté par Sainte Ango à 14:36 - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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