Sainte Ango

Histoires sulfureuses traversant l'esprit d'une sainte, mi-ange, mi-démon

25 janvier 2007

FAUSTINE

Au fait, je te dédicace la rubrique fanfiction en espérant y lire un texte de toi!

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24 janvier 2007

PREMIERE FANFICTION : L'écrivain et l'inconnu par Monsieur Inconnu

Ce soir elle est seule dans sa maison. Elle s'est préparée sa soirée dans le plus grand confort ,s'est mis à disposition de quoi se raffraichir car elle sait déjà  que ce qu'elle va écrire ce soir l'amènera au bord de la fièvre. Elle ne sait pas encore les mots qu'elle va utiliser, elle sait juste les sensations qu'elle veut décrire. Ca y est elle s'assoit devant son clavier regarde une derniere fois ce qui fait office de page blanche.

Elle a frappée la première touche. Les mots se succèdent. De ses doigts à son ventre, il y a un lien direct , son corps est en feu , elle accuse un léger tremblement .

Lui est venu pour elle , il ne sait d'elle que ce qu'elle a bien voulu lui laisser entendre . Il est devant sa porte , elle lui avait dit qu'il pouvait venir , surement ne s'attendait elle pas a sa venue.

Ils se connaissent et ont parlé de longues nuits par internet, se sont échangé des photos . Ils se sont échangé leurs histoires , il sait qu'elle n'aura pas peur de lui bien sur.

Lui aussi tremble un peu ,l'inconnu a ses peurs que la peur voudrait laisser inconnu. Il se lance, il en a trop envie de toute façon. Il pousse délicatement la porte, fait attention à chacun de ses gestes. Il est dans le couloir de l'entrée, il ferme a moitié les yeux pour se concentrer et chercher le moindre bruit qui pourrait lui indiquer l'endroit où elle se trouve. Il sait que ce soir elle est seule chez elle. Il avance sans cette crainte d'être découvert , après avoir écouté il a entendu le bruit si propre aux touches qui sont frappées par l'excitation d'avoir trouvé les bons mots. Il sait que le bruit vient d’en haut il monte délicatement , évite de faire du bruit. Chacune des marches franchit le rapproche et lui fait monter son adrénaline. Il vient de passer la dernière marche, se félicite de ne pas avoir fait de bruit dans les escaliers.

Il remarque une légère musique dans le bureau où elle se trouve : Otis Redding viens compléter le tableau. La porte est ouverte , elle lui tourne le dos et ne le voit donc pas arriver. Elle est tellement concentrée… Dans la pièce il n'y a pas beaucoup de lumière si ce n'est celle des bougies disposées ça et la, ça donne un charme fou à cet espace. Il comprend qu'elle a besoin de toute cette ambiance pour écrire, chacun de ses sens doit etre troublé par ces délicates sensations. Il s'approche d'elle d'un pas léger, il sort de sa poche un fin foulard en soie assez long pour lui permettre de l'attacher sur son visage et lui cacher la vue. Il arrive derrière elle délicatement. Très rapidement il entoure son visage et lui cache ainsi la vue. Elle va pour etre prise d'une terrible peur , très rapidement il frole son oreille avec sa bouche pour lui glisser : " Bonjour belle étrangere, ce n'est que moi ."

Elle a déjà entendu sa voix par téléphonne. Elle le reconnait son timbre grave et s'en rassure. Elle était déjà charmée au téléphonne  et elle confirme cette sensation alors qu'il est juste a ses cotés. Il lui demande de se lever et de faire quelque pas en arrière. Il tourne autour d'elle et la regarde, la décrit. Il remarque qu'elle est plus petite que lui d'une tête , qu'elle a des formes géneéreuses qui le font palir. Elle a un visage aux traits si doux… Il aimerait voir ses yeux mais il sait qu'il doit jouer le jeu jusqu'au bout .Elle est habillée très simplement , mais de toute façon ce qui l'intéresse ce n'est pas le bout de tissu futile qui la recouvre ! Elle porte une chemise blanche à laquelle elle a remontée les manches et descendu l'ouvertue du col jusqu'au début de ses seins, ses premiers écrits l'ayant un peu rechauffée. Pour le bas, elle porte un petit jean très moulant qui lui va si bien  et pieds nus . Il est sous le charme de son physique.

Il se place derrière elle pour la frôler , il sait qu'il veut l'amener a cet excès de fièvre et sait comment le faire. Il est juste derriere elle , ses grandes mains musclées sur ses épaules. Il lui demande si tout va bien. Elle, très sure d'elle, lui dit qu'elle est frustrée de ne pas le voir , et demande pourquoi il n'y a que lui qui ai droit à tout  ses sens . Il lui répond qu'il promet de compenser ses autres sens pour que cette frustration soit comblée. Elle sourit , elle le trouve un peu insolent et légèrement prétentieux mais, au fond , elle sait déjà que sa voix la laisse réveuse. Il lui glisse au creux de l'oreille qu'il lui expliquera chacune de ses étapes.

Il commence , toujours placé juste derrière. Il caresse son corps , il veut la contempler de ses doigts. Sous ses mains il la créée , il la sculpte. Ses mains tremblent légèrement , son sens du touché lui fait comprendre que celle qu’il touche est à la hauteur de ce qu'il attend. Il est parti des hanches jusqu'à son ventre et est remonté à ses seins , jugeant sa chemise de trop , il lui indique a l'oreille qu'il va lui enlever le vêtement. Elle sourit. Elle n'attend que ça, elle a envie de le sentir sur sa peau. Si sur les vêtements c'était bien, elle sait que sur la peau il l'enflammera. Il a finit d'ouvrir sa chemise qu'il fait tomber par terre dans un doux bruissement. Il découvre alors un très joli soutien-gorge en dentelle noire. Sa poitrine est magnifique, les courbes qui la décrivent sont à la hauteur de sa peau douce et ensorcelante. Il place ses mains dans son cou, lui sussure a l'oreille qu'il se permet avec son accord de continuer sa découverte. Elle accepte. Ses mains puissantes descendent alors vers ses seins, passent entre eux et dessine des arabesque sur son ventre. Il passe ses mains sur ses hanches ,elle sent qu'il la tient contre lui . Dans son dos elle aussi a un apperçu très flou de ce qu'elle ne voit pas. Il passe alors ses mains sur le devant du jean et fait glisser le premier bouton hors de son logement. Il lui explique que ça aussi bien sur c'est de trop. Elle sourit encore plus. Il glisse ses lèvres dans son cou et le parcours avec ses lèvres. Son cou est fruité d'un parfum enivrant qu'elle porte si bien. Il accompagne ensuite avec les mains le début de la chute du jean qui s'en va rejoindre la
chemise.

Il fait le tour, la détaille encore plus. Il est sous le charme et elle le sent, décline encore un sourire mais se plaint d'être seule à perdre ses éléments et son contrôle. Elle lui demande si elle peut elle aussi entamer. Il acquiesse. Elle cherche de ses mains son contact, inspecte et se rend
compte qu'il a un tee-shirt. Elle s'apperçoit aussi que l'espace entre le tee-shirt et son corps est mince ce qui révèle un corps entretenu et musclé. Il est grand et relativement svelte. Elle est sous le charme. Elle descend ses mains expertes et se rend compte qu'il a un jean un peu large qui sera facile à enlever même les yeux fermés. Elle attrape le bout du tee shirt et lui enlève délicatement, le fait glisser sur son corps. Il est tellement grand qu'elle est obligée de se coller à lui pour finir de retirer
son tee-shirt. Son parfum est une invitation à son odorat. Elle caresse son torse musclé et craque littéralement sous l'effet de cette sculpture. Ses mains parcours les épaules, elle passse sur ses pecs. Elle se mordille la lèvre et descend sur ses abdos. Ses mains s'arrètent sur l'ouverture du pantalon. Elle défait ce dernier détail et le pantalon s'affale. Il vient alors se replacer derrière elle, fait partir ses mains de ses fesses, passe rapidement sur son entre-jambe, monte sur son ventre et caresse ses seins au travers de ce bout de rien de lingerie. Ses lèvres caressent adroitement les siennes. Il lui mordille délicatement la lèvre supérieure, caresse de sa langue ses lèvres puis sa langue. Sans qu'elle ne s'en rende compte, ses mains ont attaqué l'ouvertue de ce petit balconnet très mignon. Il le dégraphe d'une seule main, fait glisser les bretelles le long de ses épaules pour qu'il tombe avec les autres vêtements.

Alors qu'ils continuent à s'embrasser, ses mains repassent sur le devant en effleurant ses côtes. Ses mains remontent sur ses seins. Il les prends a pleine main, les caresse si tendrement qu'elle fond et laisse échapper des petits soupirs d'intimidation. Elle , ses mains pas si innocentes sont parties dans son dos continuer la découverte. Elle lui caresse les fesses, elle adore ses fesses , et passe sur le devant vérifier ce qui dans son dos prend une place certaine. Au détour de son boxer , elle découvre que cette partie est largement à la hauteur de ses espérances. Elle en profite pour le caresser, l'évaluer, l'imaginer, le goûter de ses doigts. Lui, ses mains se dissocient, pendant que la première s'affaire à continuer la découverte de ses seins, la deuxieme prend la direction du fruit défendu. Au début, il caresse à travers un dernier et ultime rempart de tissu , fini par faire glisser sa main entre tissu et peau et continu la découverte.

La douceur de sa peau à cet endroit estincroyable ! Il est aux anges , il decouvre le trait de ses désirs, s’y engage avec les doigts. Il vient frôler le plus petit recoin de son intimité , ses mouvements sont délicats. Il profite avec précaution des sensations qu'il crée. Elle a arrété de l'embrasser pour pouvoir respirer plus fort. Il lui caresse l’oreille avec la langue. Elle se perd, ne vois pas l'homme qui l'amène à de tels endroits de son esprit. Peu importe. Petit à petit elle s'en évade. Au creux de son ventre son corps commence à bouilloner sans raison apparente. Ses mains arrêtent de bouger. L'homme se recule, la prend dans ses bras pour l'amener jusqu'au sol. Elle se laisse faire, elle tremble légèrement mais que c'est agréable ! Alors qu'elle est allongée , il retire le petit bout de tissu qui cache la beauté de son intimité. Il le fait glisser le long de ses jambes pour enfin le retirer.

Elle est nue, allongée devant lui. Il se place au dessus d'elle, la parcourt avec sa bouche de son oreille, passe par le cou viens ensuite effleurer l'extremité de ses seins, les mordilles , les caresses de sa langue , les pinces entre ses lèvres. Pendant ce temps, sa main droite se libère pour aller flirter a l'endroit interdit, caresser , appuyer, laisser glisser un peu… Sa bouche contiue son chemin, il frole son nombril. Elle ne peut s'empecher de se cambrer. Il descend encore , se dirige vers sa jambe. Elle s'étonne et savoure. Elle sa main a élu domicile dans ses cheveux comme pour comprendre ce qu'elle ne voit pas. Il arrive ves son genou, continue sur le mollet et descend sur le pied puis remonte le long du mollet, sur les côtés du genou, se dirige à l'intérieux de la cuisse, retire sa main droite… Et commence la découverte de l'endroit magique avec sa langue. Ses mains passent de ses fesses à son ventre et remonte par moment jusqu'aux seins dont l'extrémité montre le plaisir qui afflue en elle. Elle , elle a une main sur sa tête et l'autre sur son ventre. Elle sent bien que son ventre est au bord de l'explosion. Elle se relève légèrement et lui demande un minimum de réciprocité dans leurs échanges. Il accepte avec le sourire.

Il s'allonge et elle fini de lui enlever son caleçon, découvre avec ses mains ce qu'elle avait sentie quelques instants avant. Elle veut se venger, commence par son oreille, descend sur le cou, s'affaire sur ses tétons , continue, effleure le nombril puis s'arrête juste au dessus de son extrémité. Elle le mordille puis descend à cet endroit si tendre et fort. De ses mains elle mesure cet élément  et de sa bouche met en pratique ses savantes caresses. Lui n'est pas dupe, il ne se laissera pas faire. Il se relève, elle veut le retenir mais n'y arrive pas. Il place ses mains sur ses hanches et la fait pivoter de maniere à ce que respèctivement leur délicatesse se trouve face à la bouche de l'autre. Alors qu'elle balade ses lèvres de long de ce fruit , il palpe avec sa langue l'endroit si doux , prend entre ses lèvres la rose puis la caresse. Il sent les jambes de sa partenaire trembler, elle émet des petits bruits étouffés. Elle résiste à ce flux en elle. Lui, en petit insolent, sent qu'elle vient sous sa langue et il continue de plus belle. Avec ses mains, il dessine des formes douces sur son dos. Elle augmente son rythme, ses petits bruits aussi. Elle fait glisser sa bouche sur son membre à un rythme dingue mais ne peut se retenir. Elle explose sur le bout de sa langue, terrassée par tant de douceur.

Elle peine à reprendre son souffle mais se retourne pour lui faire face. Elle vient l'embrasser et partager le goût si tendre de l'autre. Elle le veut en elle, elle veut qu'il aille abreuver cette chaleur en elle.

Elle sait qu'il faut soigner le mal par le mâle.

Il se présente en elle si délicatement et elle a tellement envie de lui qu'elle le laisse rentrer si naturellement Sa taille est parfaite, elle le sentait bien en elle. Ils ne formaient plus qu'un. Alors qu'elle s'affairait à glisser sur lui , lui caressait ses seins avec ses mains puis sa bouche. Elle ne comprend pas ce qui lui arrive. Elle sent une nouvelle vague l'immerger petit à petit, elle vient de plus loin c'est plus fort et plus tendre, c'est différent mais ça a l'air tellement bon sans qu'elle ne comprenne pourquoi .Il s'arrête, la soulève et lui demande de se mettre à genoux. Elle s'exécute, ne sais pas trop où il veut en venir. Après tout cette position amène plusieurs possibilités. Alors il se place lui aussi à genoux derrière elle, il la penche légèrement pour lui permettre de ne former qu'un de nouveau. En même temps qu'ils tournent tous deux la tête pour s'embrasser, il en profite pour caresser ses seins et de son autre main il appuie à un rythme régulier sur la petite rose si frèle. Elle sent de nouveau cette vague l'envahir, elle perd le contrôle, ne maitrise plus rien. Son coeur bat fort dans sa poitrine , elle ne sait plus où elle est, elle sait juste en tout cas qu'ele y arrive et à ce qu'elle sent elle n'y arrive pas toute seule. Lui, les yeux presque revulsés, sent sont corps l'abandonner pour mieux exploser. C'est au creux d'elle qu'ils ont explosé.

Leurs corps, meurtris par tant de sensations, s'abandonnent  par terre, allongés l'un près de l'autre. Elle est tellement ailleurs qu'elle ne pense pas à retirer son bandeau pour voir ce ravissant ravisseur. Elle ne pense qu'à une chose, faire contiuer ses sensations en s'abandonnant. Lui n'en peux plus, se retire délicatement, prend ses affaires et s'en va tout doucement.

Elle retire enfin son bandeau, le sourire aux lèvres et regrette juste de ne pas l'avoir vu mais, finalement, il n'avait pas menti, tous ses autres sens avaient été comblés.

L'ordinateur en veille n'avait pas  attendu son retour. De toute façon, elle était bien trop épuisée par tant de remue-ménage. Elle finira son texte une prochaine fois, tant pis.....

Un grand merci à Monsieur Inconnu! Je suis flattée et ravie de ce joli cadeau.

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22 janvier 2007

Nouvelle catégorie

D'ici demain ou au plus tard mercredi, j'ouvrirais une rubrique FanFictions.
J'y posterais les textes que je reçois de certains d'entre vous.
En tout cas, je vous remercie, surtout toi Inconnu pour me permettre l'inauguration avec ta prose.

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21 janvier 2007

L'initiée

Une légère brise chargée des parfums de la forêt me caresse le visage ; soulevant quelques mèches de mes longs cheveux roux. Je frissonne, me réveillant doucement, le corps endolori. Le bruissement des feuilles est étrange, comme étouffé. C’est le seul son que j’entends.

Où suis-je ? Je me redresse et découvre ma « chambre »… Une longue roche moussue semble m’avoir servie de matelas. Autour de celle-ci, je peux dénombrer 5 pierres plus petites. J’ai l’impression d’être au centre d’une scène. En plusieurs endroits le sol est décoré de cercles de champignons. Les arbres alentours forment un toit au dessus de cette étrange clairière. Leurs longues branches se penchent pour proéger la roche sur laquelle je repose. Est-ce réellement une roche ? Je me redresse et descend de ce lit…

Un autel… Une grande table de pierre décorée d’étranges symboles et sur le dessus un croissant de Lune sur lequel s’est posé un petit papillon de pierre.

Ma tête me tourne, je ne comprend rien à ce qui à pu se passer. J’ai besoin de reprendre des forces. Je resserre mon manteau autour de moi. Erreur, ce n’est pas mon manteau ! Ces broderies… C’est le manteau de cérémonie des prétresses d’Ithil ! Je n’ai pas le droit de l’avoir sur mes épaules, c’est un sacrilège, mais, c’est le seul vêtement dont je peux me couvrir. Et j’ai faim, si faim et soif. Avec un peu de chance, je peux trouver des baies dans les buissons. Mes pieds nus font crisser les feuilles mortes tandis que j’avance vers un immense chène derrière lequel j’apperçois quelques arbustes. Arrivant à sa hauteur, j’y découvre un grand creux. J’y jette un œil et y découvre un cruchon de terre cuite bouché, un pain, quelques fruits et soigneusement emballé dans des feuilles fraîches, un fromage odorant. J’ai si faim mais j’hésite à me servir. Ces mets sont disposés comme des offrandes et cette clairière transpire d’une étrange magie.

-         Mado! dit une faible voix cristalline, Mange ! Mange !.

De l’elfique… Je n’en connais que quelques bases. Et d’où vient cette voix ? J’apperçois une étrange petite créature assise à côté du cruchon. Sa peau translucide émet une légère lueur dorée. Elle se lève et s’envole pour venir se poser sur mon épaule.

-         Je suis Ninglor. On m’a chargé de te tenir compagnie et de répondre à tes questions Tinuviel. Mais d’abord, prend le temps de te restaurer, tu as besoin d’énergie après cete longue nuit.

Les questions se bousculent dans ma tête mais effectivement, remplir mon pauvre petit estomac me premettra de mettre mon esprit au clair. J’obéis donc à Ninglor, me saisis de la nourriture et m’asseoit adosée au chêne pour me restaurer. La petite créature vient attraper quelques grains de raisins et se réinstalle sur mon épaule pour les croquer goulument.

Le cruchon est plein d’un lait frais et crémeux. Je suis vite rassasiée et j’attend poliment que Ninglor le soit aussi avant de lui poser mes questions.

-         Où suis-je et pourquoi je ne me souviens de rien ? Suis-je en danger ? Et pourquoi me nommes-tu par mon surnom ?

-         Doucement, doucement !!! D’abord, retourne t’installer sur l’autel, je t’expliqerais ce que tu veux savoir.

Il s’agit donc bien d’un autel.La présence de Ninglor m’appaise. Je sens instinctivement que je n’ai aucune crainte à avoir à ses côtés. Je retourne m’installer sur mon lit de fortune, Ninglor perchée sur mon épaule. Une fois assise, ma petite compagne d’un léger mouvement de jambes vient se placer en apesenteur devant mon visage.

-         Plutôt que de répondre par des mots, je préfère te faire revivre ce que ton esprit a effacé. Tu dois avoir la moindre petite parcelle de cette nuit gravée au fond de toi pour pouvoir affronter ton avenir en pleine possession de tes moyens. N’ais pas peur, je reste à tes côtés, tu es en sécurité. Ah oui, une petite chose… Te souviens tu de ta grand-mère ?

-         Oui évidemment. C’est elle qui m’a donné le surnom dont tu m’as nommée toute à l’heure : Tinuviel.

-         Sais-tu ce qu’il signifie ?

-         Fille du Crépuscule… Elle me disait que j’étais arrivée au moment où Anor et Ithil s’unissent.

-         Oui, exact. La signification en est plus profonde. Tu as en toi le sang des elfes, tu portes en toi l’histoire de l’Ancienne religion. C’est pour cela que ta grand-mère t’a enseigné l’elfique, langue de tes ancètres.. Tu es attendue depuis de très longues années. Ton destin ets de faire perdurer la magie des peuples primitifs, sans laquelle nos mondes risqueraient de tomber dans un chaos destructeur. Notre magie est intimement liée à la nature, elle doit être une parfaite communion entre notre Golloryn et la vie elle-même. La magie vient du plus profond de ton être, de son côté le plus primitif. Toutes les femmes de ta famille pore ce don en elle. Il est aujourd’hui temps que tu prennes le relais. C’est pourquoi tu as été amenée ici. C’est en ce lieu que tu pourras pratiquer ton art, c’est ici que tu pourrais communiquer avec les peuples.

-         Mais je n’ai aucun don !

-         N’as-tu pas remarquée quelques choses étranges depuis que tu as… démarrée ta vie de femme ?

-         

Si, il y a eu des événements pour le moin surprenants ces derniers mois. Depuis ma rencontre avec Hildéric, avec qui je vis cette passion pleine et dévorante. Hildéric… Celui qui m’a faite femme. Après la première nuit passée entre ses bras, j’avais en plein hiver, vu les cerisiers du verger familial se couvrir de fleurs. Cet oiseau qui venait à chaque fois que j’étais avec mon aimé, se perchant sur un arbre et chantant cette belle mélopée tout du long de notre rencontre. La rose trémière que j’avais reçue en cadeau et qui jamais ne fanait…

-         Tu es notre Golloryn, notre grande Magicienne. Cette nuit tu as été initiée aux rites anciens. Je vais maintenat te montrer les dernières heures, j’omettrais juste volontairement le moment et la façon dont tu es arrivée ici. Je t’expliquerais pourquoi à ton réveil.

-         A mon réveil ???

-         N’ai crainte Golloryn Tinuviel.

Ninglor met sa minuscule main devant mes yeux et souffle doucement sur mon front. Je me sens partir, je flotte  doucement jusqu’à ce que mon dos touche la pierre étrangement chaude et accueillante. Mon manteau s’ouvre sur mon corps dénudé, mes cheveux bouclés formant un doux coussin sous ma tête.

Il fait nuit. Aucun son ne point dans la clairière. Je suis comme soudée à cet autel mais je m’y sens bien. Je suis sûre que je suis libre de rester ou non. Rien n’est fait contre ma volonté, je suis ici parce que je l’ai accepté, parce que mon âme connaît cet endroit. Oui, mon âme est ancienne, elle est déjà venue ici. J’entends un faible bruissement d’ailes. Une lumière colorée, teintée de bleu et de pourpre grandit devant mes yeux. J’y distingue un superbe papillon. Il ressemble à celui gravé sur l’autel. Doucement il vient se poser à mon côté, toujours nimbé de cette lueur. Les branches de quelques mélèzes nous offre une légère lumière d’or, me permettant de distinguer petit à petit ce qui entoure l’autel. Le papillon et moi ne sommes pas seul. Des murmures se font entendre, entrant dans la clairière. Les cercles de champignons sont devenus lumineux à leur tour, diffusant des couleurs douces, du violet, des teintes rosées et bleues pâles.

Le papillon effleure ma hanche du bout de son aile, me faisant frissoner et me rappelant sa présence. A chaque battement de ses ailes, des fleurs viennent s’épanouirent sur l’autel, sous moi et autour de moi, m’offrant un odorant, enivrant, et confortable matelas. Sa lueur grandit, il semble étiré. Je ne peux plus le regarder, mes yeux ne supportent pas cete clarté soudainement incandescente. Brusquement, la nuit retombe sur la clairière. Les fleurs de ma couche semblent comme autant d’ailes de papillons, me caressant à m’en faire frémir de volupté. La lueur est revenue, bleue et pourpre, au dessus de moi. Mais le papillon n’y est plus. Je le cherche du regard et à la place où il était, je découvre un jeune homme. Non, un elfe. Sa peau légèrement bleutée et laiteuse, son corps fin et long, sa longue chevelure lisse… Il est tel que décrit dans les contes qu’enfant j’écoutais sortir de la bouche de ma grand-mère, au coin du feu.

Il s’asseoit à mon côté, sur ce lit de roses, sans me quitter du regard. Je me retrouve en terrain connu dans ses yeux. Comme si on ne s’était jamais quittés. Il est moi, je suis lui. Chacun comme une partie d’un tout. Un tout qui doit s’unir.

A mesure que son visage se penche sur moi, une douce chaleur m’envahit, contrastant avec la fraicheur des fleurs. Un courant tourbillonne autour de nous, faisant s’envoler feuilles mortes et autres végétaux en un mur nous séparant du monde.

Ses longs cheveux d’or flottent autour de lui tandis qu’il pose ses lèvres sur les miennes. Doucement il fait glisser sa langue dans ma bouche, en un long et délicat baiser. Il passe une main dans mon dos pour me redresser et interrompt sa caresse.

-         Je suis Wilwarin…  Le papillon-âme des Eledhrim. Je suis mémoire et souvenir, porteur du secret, la moitié sans laquelle sans laquelle les pouvoirs de Golloryn ne peuvent être. Sois consciente que tu es libre de refuser, mais ton âme de magicienne me fait déjà savoir que tu acceptes notre alliance. Je serais toujours à tes côtés tout en te laissant ta vie libre. Lorsque tu ressentiras le besoin d’exprimer des pouvoirs plus fort, mon corps d’elfe se révèlera à toi ; mais à toi seule. Je suis tel que tu désires que je sois.

Mon corps se met à brûler d’un feu de plus en plus puissant à  l’écoute de l’envoûtante voix de Wilwarin. Il me regarde prendre conscience de ma magie. Mes mains deviennent brillantes, ma peau prend la même transparence bleutée que la sienne. Il prend une de mes mains entre les siennes et tout en m’embrassant à nouveau, la dirige au dessus de nos têtes. Une légère aura céruléenne s’en échappe et je vois apparaître une pluie de pétales dans le tourbillon qui nous protége. Plus son baiser est appuyé, plus l’aura gagne du terrain sur ma peau et plus les effets s’accentuent. Je n’entend que nos soufllent mélés au crépitement de vie de la forêt.

Son corps m’hypnotise, j’ai besoin de lui, de le toucher, le sentir mien.

Il se redresse et s’écarte un eu, comme s’il avait compris que je voulais le découvrir par moi-même. Son crops est parfait, finement musclé. Sa peau est douce comme le plus fin des velours. Dès que je le touche, nos auras se lient et forment un éclat d’un blanc pur. Il ne me quitte pas du regard tandis que mes caresses se font plus précisent. Je glisse sur son torse et baisse les yeux vers son ventre où je prend conscience de sa virilité. Son membre parfaitement lisse est gonflé comme jamais je n’aurais pensé cela possible. Pas le moindre petit duvet ne vient gacher la perfection de sa peau, en lu endroit. Un corps lisse comme le marbre, lumineux et chaud. Mes doigts se posent avec hésitation sur cette tige. Wilwarin frémit à ce contact. Sa bouche retrouve la mienne et ses mains parcourent enfin mon corps. Ses doigts glissent dans mes cheveux, il me fait pencher la tête en arrière et m’embrasse le long du coup, jusqu’à mes seins dont les pointes n’attendent que lui.

Mon dos est cambré au maximum, ma tête touchant presque le lit de roses. D’un geste vif, Wilwarin vient s’agenouiller entre mes jambes. Il me repose sur l’autel et glisses ses mains de mes seins à mon ventre dans lequel je sens toujours ce feu dévorer mes sens. Ses caresses sont légères et pourtant si puissantes. Je tente de me relever pour saisir à nouveau sa bouche mais une main invisible m’en empêche.

-         Golloryn Tinuviel, laisse la magie venir à toi, laisse tes sens prendre possession de ton corps.

Ma peau brille aux endroits où il l’a touchée, laissant des symboles elfiques y apparaître.

Meleth, sîdh, angol, erthad…

A mesure que sa main descend vers mon intimité, un doux parfum descend sur la clairière, une odeur fraîche de pluie mélée à la douceur des fleurs.

Wilwarin caresse longuement ma peau, m’embrasse à nouveau. Je veux unir nos crops.

Il presse mes tétons entre ses lèvres, ses cheveux caressant mon visage et mon cou. Sa main appuye sur mon mon de Vénus, aussi lisse que con sorps. J’ai la peau lisse et imberbe des elfes. Il glisse un doigts vers le petit bourgeon de mon sexe, déjà tendu d’impatience. Son contact me déclenche une vague brûlante dans mon giron. Je me cambre, dardant mes seins plus haut vers le visage de l’âme des Eledhrim. Je sens le désir palpiter dans son membre dresser contre mon ventre.

Ses doigts pianotent entre mes lèvres, me faisant monter une mélodie sensuelle de plus en plus belle et forte. Mon plaisir coule et vient abreuver les roses. Plus les gestes de Wilwarin se font entreprenant, plus les couleurs environnantes flamboyent.

Mes mains sont à nouveaux libres. Je caresse ce corps, le parcourt. Mes mains dans ses cheveux, je pousse sa tête plus bas. Instinctivement, mon âme sait ce que mon corps doit faire.

Wilwarin descend de l’autel et attire mon bassin au bord de le pierre, me maintenant à hauteur de son visage. Il remonte ses mains le long de mes jambes, les glissent entre mes cuisses. Il les pose  sur mon sexe et écarte mes lèvres de ses pouces. Je sens que mon plaisir coule plus abondement encore. Il approche son visage, son souffle comme une brise. Il me pénètre de sa langue, lappe le plaisir qu’il me procure. Il remonte vers la tige dressée, l’englobe entre ses douces lèvres, pour la téter longuement. Il place une main sous mes fesses et remonte son pouce, le faisant entrer en moi, encore et encore. Ma respiration s’accélère, sa langue dessine d’autres symboles sur mon intimité. Mon ventre me brûle, j’ai besoin de sentir mon elfe en moi, de m’unir enfin complètement à lui.

Il ne vient pas de suite, il continue à téter et mordiller mon clitoris, introduisant d’autres doigts en moi. Le feu du plaisr se fait plus intense que je ne l’ai jamais connus. J’ai besoin maintenant d’en avoir plus.
Enfin il se lève. Il passe un bras sous mes jambes, l’autre sous mes épaules et me remet allongée sur notre autel. Il revient s’agenouiller entre mes jambes ouvertes et prend mes hanches dans ses mains. Son membre est plus gros que jamais. Son aura et la mienne brillent de milles feux. Il soulève mes fesses et amène mon sexe vers le sien. Mon corps se tend, Wilwarin se penche sur moi, embrasse mes seins et me pénètre avec une douceur infinie.

A chaque parcelle que son membre saisit, je sens des décharges d’une onde de plaisir parcourir mes veines. Nos corps vibrent sur une même corde. Sa hampe est faite pour moi, elle m’emplie pleinement. Nous ne faisons plus qu’un seul et même être, une magie nouvelle naît petit à petit.

J’ondule et sent ma jouissance et la magie monter et se méler. Mon elfe se retire et me reprend, plus brutalement.
Il va et vient dans le creux de mon ventre avec force. Nos regards sont plongés l’un dans l’autre. Il passe un doigt sur le bourgeon turgescent de mon intimité, me faisant encore grimper plus loin, tout en pilonner mon ventre à un rythme de plus en plus soutenu.

Le plaisir me dévore de l’intérieur, je vois mes mains briller. Je sens que mon âme quitte mon corps à mesure que le plaisir prend possession de mon ventre. Wilwarin est soudé à moi, serré, brûlant, sa tête contre la mienne. Il n’y a plus que son bassin qui bouge, forçant son sexe de plus en plus gros. Il ralentit un peu, se glisse plus doucement et après une légère pause, le temps comme suspendu, il me repénètre avec une force inouîe, me poussant dans monde de jouissance pure. Mon âme se sépare et flotte au dessus de nos corps. Je me vois hurler ma jouissance, Wilwarin penché sur moi. Mon corps est cambré à son maximum, de mes pieds, mes mains et de ma tête partent des raies de lumières qui viennent frapper les cinq pierres entourant l’autel. Je ne suis que plaisir, brûlante, je ne suis que magie, envoûtante. Nos auras mélées redessinent un pentacle dont la lueur s’élève au dessus de la clairière et retombe alentour. La lumière redescendant vers l’autel, mon âme repart dans mon corps que je vois sans connaissance. Wilwarin a menée mes fesses à ses lèvres et s’abreuve de l’abondant plaisir qu’il m’a procuré. A chaque goutte avalée, son aura se fait plus forte. L’instant d’un clignement des yeux, il a disparu et reprit sa forme de papillon, posé sur mes lèvres, s’abreuvant encore un instant de sa trompe plongée dans mes sucs.
Au moment où mon âme reprend possession de mon enveloppe charnel ; je me retrouve propulsée devant Ninglor.

Je me sens plus sereine que jamais. Golloryn Tinuviel fait désomrais partie de moi.

-         Regarde sur ton épaule ma Golloryn, me dit Ninglor.

Je tourne la tête et y voit Wilwarin posé. Nous sommes désormais unis, plus rien ne peut nous séparer…

Tinuviel : la fille du Crépuscule
Wilwarin : le papillon
Ninglor : fleur d’eau doré
Mado : Mange !          
Anor : Soleil
Ithil : Lune
Golloryn : magicienne
Eledhrim : peuple des elfes
Meleth : amour
Sîdh : paix
Angol : connaissance de la magie
Erthad : union

A suivre...

Posté par Sainte Ango à 17:44 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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