Sainte Ango

Histoires sulfureuses traversant l'esprit d'une sainte, mi-ange, mi-démon

27 août 2006

Crescendo

J’attire les hommes, je le sais. J’ai des arguments imparables. Pourtant, je ne suis pas une sûblime blonde sculpturale.

Le secret : mettre en valeur ses atouts, ils éclipseront les défauts.

J’aime sortir, voir du monde, être entourée, désirée.
Je connais Mike depuis peu de temps, quelques mois tout au plus. Charmant jeune homme à peine plus âgé que moi, brun, de très bonne compagnie. Il a l’air d’un ange innoncent mais il se révèle, au fils des conversations, diablement culotté. J’aime ça. J’aime les hommes qui ont du répondant et qui assument leurs envies. On n’a eu que peu l’occasion de se voir, mais on échange des messages assez souvent.
Il y a Patrice aussi. Lui je le connais depuis des années. Je suis passée d’ado coincée à femme épanouie entre temps. Il est barman au Crescendo, un café où je me rends souvent, QG de nanas. Je ne le laisse pas indifférent et la réciproque se vérifie. J’aurai déjà bien voulu le sentir contre moi mais monsieur se fait désirer. Et ça m’énerve prodigieusement. Je n'ai pas l’habitude de ne pas mener le jeu, pas l’habitude qu’on me résiste. Normallement, je charme, je consomme. Ya pas à tergiverser pendant des siècles non ? Ses approches sont semées au compte-goutte, joueuses, excitantes, énervantes !

Et j’en ai ras le bol ! Des années que Patrice joue le même petit jeu. Il faut que ça cesse !

Pourquoi ne pas jouer avec Mike ?
Après tout, rendre un homme jaloux, c’est connu, ça marche il paraît ! Je te suis tu me fuis, je te fuis, tu me suis…

Et ce serait une occasion de revoir Mike.
Je lui propose d’aller boire un verre en ville avec moi, en semaine. Il accepte et semble avoir des idées derrière la tête. 

Je me prépare longuement, endui ma peau de l’huile parfumée que je conçois moi même, grâce à une recette piochée dans un de mes nombreux livres de sorcellerie. Cette odeur me grise, me donne de l’énergie, me rend enjoleuse et fiévreuse. Une longue jupe noire style gitane, évidemment sans rien dessous, ni bas ni le moindre petit string, de beaux escarpins noirs à bride perchés sur un talon de près de 10cm, un superbe soutien-gorge rouge bordé de velours lisse et de dentelle (Mike le connaît déjà, il l’a apperçu sur un site web que je fréquente souvent pour ce type d’achat) et un pett haut noir moulant et garni d’un décolletté des plus vertigineux. Quand comme moi on possède un 110E naturel, pas la  peine d’essayer de le cacher, autant le mettre vraiment en avant. Mon âme de petite sorcière dicte mes choix vestimentaires et mes choix d’accessoires : une demi douzaine de bagues en argent, ornées de pierres aux vertues protectrices, un long pendentif orthodoxe, des pentagrammes aux oreilles et une spirale accroché au cartilage de l’oreille droite. Maquillage, j’insiste sur les yeux, un regard peut beaucoup jouer. Fin prête, je grimpe dans ma voiture, musique à fond. Choix toujours très eccléctique : Nightwish, Mecano, Katie Melua…

J’arrive devant le bar, Mike n’est pas encore là. Les serveurs me connaissant pour beaucoup, viennent me dire bonjour. J’apperçois Patrice derrière le zinc, shaker en main, en train de faire le beau au milieu des groupies. Clin d’œil entendu dans ma direction. Je tourne le dos.

Mike arrive enfin, 501 moulant ses parfaites petites fesses pommées, chemise blanche. Simple, classe mais efficace !

Le bar est assez calme, jour de semaine oblige. On passe devant Patrice, je l’ignore royalement en me rapprochant de Mike. On nous place à ma table habituelle, dans un recoin sombre, douillet, un peu en retrait. La table est entourée de deux banquettes moelleuses. Mike se place face à moi. Je ne sais pas qui a choisi la musique ce soir, mais c’est parfait, le dernier Timberlake, Froufrou, Juanes et d'autres illumineront notre soirée... Sexy ambiance !!!

Au Crescendo, je sais que je peux me permettre beaucoup de choses. Comme notre table est dans un angle, je me déchausse et allonge mes jambes sur la banquette. Mike s’étonne de mon attitude et je lui propose de faire comme moi, se mettre à l’aise. Il se déchausse, s’accoude de l’autre côté de sa banquette et allonge ses jambe face à lui, sur ma banquette, ses pieds proches des miens.

Le Crescendo est spécialisé dans une nouvelle gamme de cocktails venue des USA, les smoothies : mélange de fruits mixés, de glaçons et de laitage. C’est frais et onctueux. Mike ne connaissant pas l’endroit, me propose de choisir pour nous deux. Vu que mes intentions sont claires, autant jouer le jeu jusqu’au bout. Je propose qu’on prenne deux smoothies et libre à chacun de boire dans le verre de l’autre. Mon choix se porte sur un Devil Sensation : mangue, cerises bigarreaux, framboises, gingembre et yahourt, accompagnée d’un brochette de fruits arrosés de verveine ; le second sera un Angel Paradise : banane, lait, pomme et canelle, accompagné de pétales de roses au sucres. Une invitation aux plaisirs !

Mike est d’une compagnie parfaite. Il a un humour décapant, plein de sous-entendus. On rigole beaucoup et je remarque que Patrice est énervé derrière son comptoir. Plusieurs fois en nous regardant, il manque renverser son shaker ou une bouteille. Ce n’est pas son habitude, il a des talents dignes des meilleurses exhibitions de Brian Flannagan (Cocktail !) !  Et évidemment, ça me fait rire de plus belle.
Mike profite de notre complicité pour glisser ses pieds sous ma jupe, me caressant subtilement. Nous goûtons aux deux cocktails. Il me fait goûter les pétales de roses au sucre. Il pose un pétale sur le bout de son index, le sucre le faisant coller, il approche son doigt de mes lêvres, le fait glisser sur ma langue et je me fait un plaisir de l’enfermer, au chaud, le caressant doucement de ma langue.tout en regardant parfois Patrice du coin de l’œil. Mike se repose sur son accoudoir en soupirant d’aise, un grand sourire au lèvres. J’aime jouer, et lui aussi. Il a bien compris son rôle ce soir et fait un signe de la main à Patrice qui en devient vert de rage. Je jubile !

Des couples commencent à se lancer sur la piste au fond du bar. Le DJ balance Sexy Back, le dernir Timberlake. Un regard vers Mike et on se comprend, il se lève, me tend la main et hop, direction la piste ! Et il danse divinement bien le bougre ! Je me défend pas mal il paraît, je n’ai pas peur d'onduler du bassin, de coller, dos contre torse, mon partenaire. Qui en semble revigoré ! Il pose ses mains sur mes hanches, je sens son souffle contre ma joue. Il se décide à poser de légers baisers de ma joue à mon cou, un vrai délice. Il sent bon la canelle. Je me retourne, une main sur ses reins, je le regarde droit dans les yeux, m’approche sans le laisser m’embrasser, juste lui faire sentir mon souffle. La température monte franchement. Il glisse une main dans mes cheveux et force ma tête vers la sienne pour m’embrasser, me dévorer la bouche. Nos smoothies nous ont chacun laissé un goùt divin. Sa langue semble vouloir en récolter les plus infimes effluves. Je sens son sexe dressé à travers son pantalon…

Nous dansons pendant bien deux heures, passant de chansons sexys en slows relaxants, jettant chacun notre tour des petits coups d’oeils vers Patrice qui fait franchement un travail de cochon ce soir.

Nous retournons nous asseoir, un serveur nous apporte une assiette de chocolats, de la part de Patrice. Ah ben en 6 ans il aura au moins appris ça, que le chocolat est ma drogue !

Mike ne tient pas en place, les gens quittent doucement le Crescendo mais il veut retourner sur la piste. Une série de musiques latines est lancée, je me décide, on y va. On oublie ce qui nous entoure, dansons, nous embrassons, nous carressons… Aucun de nous ne s’est rendu compte que nous sommes les deux derniers au Crescendo. Enfin, trois en comptant celui se charge de faire la femeture… Ben oui, c’est bien le tour de Patrice. Nous continuons à danser et je regarde Patrice ranger son bar. Son regard croise le mien, il ne le quitte pas. Mike et moi dansons d’une façon tout à fait indécente. Nos baisers sont de plus en plus intenses, les caresses de plus en plus franches. Pourquoi nous cacher ? La lumière s’éteint, seules les veilleuses de sécurité restent en marche, nous offrant  une lumière tamisée idéale. Je n’ai plus deux mains qui me caressent mais quatre !

Patrice nous a réjoint et danse avec nous. Mike face à moi, lui dans mon dos. Les deux hommes se toisent du regard, se provocant l’un l’autre. Je suis l’objet d’un désir partagé par deux mâles, quoi de plus agréable ? Je serais juge de leurs performance, terrain d’un combat charnel… Se sera à qui me fera jouir le premier.

Je les embrasses tour à tour, jeux de langues tandis que leurs mains courent sur mon corps enfiévré, me déshabillant en hâte. Les mouvements sont sensuels, en rythme avec la musique…

Ils me guident vers les escaliers. Ils se déshabillent et m’installent sur les marches, assise. J’ai devant moi deux colonnes de chaire gorgées de désirs. Je les saisi à pleines mains ; les carressant sur toute leur longueur. Je regarde mes amants droits dans les yeux.. Patrice s’agenouille devant moi. Il me saisit les seins , les caresse du bout de sa langue. Ses mains descendent le  long de mon corps, caressant mes cuissent et les écartant doucement. Mike est à mon côté, je n’ai qu’à tourner légèrement la tête pour pouvoir saisir son sexe dans ma bouche, d’abord je le prend entier, lui faisant goûter les délices d’une gorge profonde. Je fais courir ma langue le long de sa hampe, une main à la base et l’autre massant ses bourses. Je le lèche sur le pourtour du gland, le suce, le tête, faisant aller et venir ma bouche par mouvements amples ou plus saccadés. Mike passe ses mains dans mes cheveux, guidant mon rythme…
Patrice, lui, a glissé sa tête entre mes jambes. Il me masse les lèvres entre ses doigts, joue avec mon clitoris, le léchant, le suçant, le mordillant et fait glisser ses doigts en moi. Je me sens trempée, je veux sentir leurs membres dans mon ventre. Mes gémissements se font plus intrenses, Mike est dans le même état second que moi. Je remonte de quelques marches pour mettre mon sexe a hauteur du sien. Je le veux lui d’abord. Il prend mes jambes sur ses bras, m’embrasse et enfin me pénètre lentement, tout en douceur. Ses mouvements sont forts mais doux, intenses mais mesurés. Patrice se place près de ma tête, son sexe contre mes lèvres. Tant d’années et enfin je peux maîtriser, je peux le faire jouir, c’est moi qui dirige le jeux maintenant. Patrice est à ma merci.. Le Crescendo résonne de nos soupirs et gémissements. Mike dans mon ventre, Patrice dans ma bouche…  Quand je sens Mike prèt à jouir, je les fais intervertir leurs places.

Patrice est plus brutal, ce qui est loin d’être désagréable. Cette position ne lui convient pas. Il nous fait descendre des esacliers et me place sur une banquette, à quattres pattes. Mes fesses lui sont offertes, je ne le vois plus et j’ai Mike face à moi. Nos mouvements sont plus rapides, nos soufflent se fatiguent… Enfin, presque ensemble, Mike et Patrice gémisse de plaisir. Mike était prêt à sortir de ma bouche mais je l’ai retenu, je le veux jusqu’au bout, me délecter de cet amour jusqu’à la dernière goutte.

Comblée par deux hommes en même temps, de multiples possibilités que nous pouvons encore explorer… Chaque chose en son temps.
Je pensais venir au Crescendo pour rendre jaloux Patrice et je me rends compte que je l’ai fait passer au second plan…

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16 août 2006

Le vampire

Il fait terriblement lourd ce soir. Même pas moyen de supporter un drap.
Je m'allonge dans mon grand lit à baldaquins, vétue uniquement d'une longue et vaporeuse chemise blanche, presque transparente. Elle me colle à la peau.

Je mets en route le ventilateur, histoire de gagner un peu de fraîcheur. Ma fenêtre est légèrement entrouverte.

Dehors, le bruit de la ville...
J'ai pris soin de mettre un peu de musique pour mieux m'endormir.
Je commence à somnoler.
Dans un demi-éveil, j'entends un grattement à la vitre. C'est bizarrement le seul bruit qui transperce la nuit. Le ventilateur ne marche plus, la ville ne bruisse plus, l'air est lourd, moite.

Soudain la fenêtre s'ouvre en grand et j'apperçois une ombre voler vers le pied du lit. Mon corps est comme soudé au lit. L'air se rafraîchit. L'ombre vole un moment puis se pose, hors de ma vue. Un instant plus tard, un homme se trouve au pied de mon lit.Vlad... Je le connais au travers des récits multiples que je possède sur  lui, sur la légende qu'il a fait naître : Drakula. Impossible que ce soit une autre personne, il est trop conforme à son image : grand, ténébreux, tout de noir habillé, ses canines dépassant léèrement entre ses lèvres si rouges, si ... provocantes!

Il se glisse doucement vers moi, faisant remonter ma chemise dans un léger souffle. Ses doigts glacés effleurent ma peau et me provoquent des frissons incontrôlables. Il me parle, d'une voix basse, chaude, profonde. Du roumain, la langue de son peuple. Il m'arrache ma chemise et me regarde, l'oeil dévoreur. Tous ces gestes semblent ralentis. Ses mains glissent sur ma peau, la rafraîchissant dans cette chaude nuit estivale. Des caresses froides mais si brûlantes. Il continu de ma parler. Sa voix m'électrise, je voudrais pouvoir le toucher, faire glisser ma langue entre ses lèvres... Mais il ne le permet pas et mon corps reste soudé au lit.

Mon ventre brûle, ses mains ne se décident pas à me toucher vraiment, aux endroits ou je les attends avec fièvre. Il les fait courir partout, en évitant soigneusement les zones les plus érogènes. Il approche de mon visage, me regarde droit dans les yeux, un petit sourire au coin des lèvres. Mes yeux se ferment, je sens son souffle sur ma peau, une légère odeur de souffre, si ténue qu'elle en est agréable, flotte dans l'air. Il m'embrasse, un baiser d'une force et d'une intesité peu commune. Sa langue s'enroule comme un serpent autour de la mienne, il me léche doucement les lèvres, les mordilles, refait pénétrer sa langue dans ma bouche. Mon désir monte tant et plus... Il fait glisser sa langue le long de ma gorge, en m'embrassant, me mord le cou... Un courant électrique me parcourt, jusque dans mon ventre, prêt à exploser de plaisir tant ces attouchements sont intenses. Il continue de me dévorer à sa manière, ses mains glissant sur mes seins. Des caresses légères, puis de plus en plus forte, il les maltraitent presque, joue avec les pointes durcies. Il continue de goûter ma peau, en descendant le long de ma poitrine, de mon ventre, entre mes cuisses. Ses mains glissent sous mon dos et il me soulève, je reste à flotter au-dessus de mon lit, les voilages du baldaquins me caressant le visage. Il est toujours habillé et le restera tout du long, n'entrouvrant que légèrement sa chemise et son pantalon. A son tour il flotte au dessus du lit, au dessus de moi. D'une main il ouvre mes cuisses, l'autre étant placée dans le creux de mes reins.

Son sexe contre le mien, il reste comme ça un instant, me regardant jusqu'au plus profond de mon âme. Mon corps n'en peu plus d'attendre, je le veux, je veux le sentir en moi, sentir sa chaleur...
Enfin, il se glisse dans le creux de mon ventre, d'un coup franc, intense. Il ne me quitte pas du regard, seul son bassin bouge, faisant aller et venir son sexe en moi. Le courant électrique me parcourt jusque dans la moindre de mes extrémités, ses coups profonds, chauds et réguliers me font monter vers un plaisir extrême. Il ralenti pour me faire légèrement redescendre et reprend son rythme envoûtant. Toujours en me regardant droit dans les yeux, se concentrant sur mon regard, enfin il se libère en moi, dans un flot brûlant, mon plaisir rejoint le sien avec une puissance que je n'ai jamais connu auparavant.

Nos 2 corps redescendent sur le lit, il se remet à me parcourir de sa bouche fiévreuse, sa langue furetant dans les moindre replis de ma peau. Il me soulève à demi et me fait me retourner dos contre son torse, il me tient les mains prisonnières d'une des siennes, appuyés sur le mur. Il glisse son autre main de mes seins à mon ventre, me plaque les fesses contre son sexe à nouveau durçi. Il souffle dans ma nuque pour en écarter les cheveux et entreprend de me mordre à la base du cou. Il entre en moi, encore plus brûlant que la première fois. Ses coups sont plus brutaux, presque douloureux, mais de cette douleur qui grise les sens. De sa main libre il me caresse le ventre, les seins, glisse un doigts vers mon bas-ventre, me titille, me pince, remonte vers mon ventre, tout en continuant à souffler chaudement à à me mordre le cou, à me pénétrer de toute sa force. Je suis prisonnière de ses désirs, consentante... A nouveau il se libère en moi, dans un dernier coup brutal, enfin mon corps peut bouger, je peux enfin crier mon plaisir. Nos 2 voix se mèlent. Il me mord à nouveau et me laisse, se volatilise, me laissant m'écrouler à la limite de l'inconscience dans mes draps humides et froissés.
Était-ce juste un rève?

Posté par Sainte Ango à 14:36 - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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