17 juillet 2011
Les ténèbres
Seule dans mon antre, mes ailes en couverture de survie.
Ici j’ai assez de place pour les déployer, c’est bien le seul endroit où je suis vraiment moi.
Personne ne m’a jamais atteinte.
L’ange aux ailes noires. Oh là-haut j’aurais eu ma place, ils acceptent tout le monde. Mais je ne suis pas comme eux. Puant la bonté, si lisses, si parfaits. Sans relief.
Pas que je sois une mauvaise « personne ». Non, je suis un ange, mais si différente.
Et si seule au milieu d’eux, de cette foule blanche et ailée. Pas de place pour mes ailes d’obsidienne, pas de refuge pour mon cœur à vif.
Dès que je l’ai pu, j’ai quitté ce monde imparfaitement parfait à la recherche de mon monde.
J’ai tenté d’aller au plus bas, avec ceux fait de lave. C’était trop brute pour moi. Malgré le fait que, visiblement, mes ailes viennent de chez eux. Je me suis blessée dans ce monde parfaitement imparfait.
Trop fragile pour les uns, trop différente, trop dure pour les autres.
Je me suis trouvé un antre de matière noire.
Le temps n’y a pas de prise, je suis face à moi, loin de tous mais toujours ancrée dans mes mondes.
Tous à moi, aucun pour moi.
Je me nourris en vous regardant, les petits éclats de bonheur qui montent jusqu’à moi, je les savoure.
Je tâche de ne pas me laisser toucher par vos éclats de malheur.
Mes ailes en remparts pour me protéger mais elles ne me laissent pas me montrer à vous. De loin, pourtant, vous ne craignez rien.
Parfois un éclat lunaire m’atteint... Je n’arrive pas jusqu’à cet astre et pourtant je sais que j’y aurais ma place. Cet éclat m’ouvre un instant à la Lune, mon Eternelle. Et mes ailes prennent un élan nouveau, me font danser, tourbillonner, rayonner. Ces moments sont rares et difficiles à appercevoir pour vous.
Tendez l’oreille, écoutez les musicaux ricochets de lumières jouer cette étrange mélodie dans mes plumes de pierre.
Tu as été des rares à voir l’éclat, à entendre la mélodie. Tu as cherché d’où ça provenait.
Je t’ai senti venir un peu comme moi, à la recherche de ton monde. Je t’ai ouvert le mien un instant. Un trop court instant.
Tu ne m’apparaît qu’en éclipse. Tantôt dans l’ombre, juste ton souffle, ton âme, ton odeur. Tantôt dans la lumière, rayonnant, vrai, entier, tangible et tactile. Quelle est ta vérité, l’ombre ou la lumière? Quelle part de toi puis-je espérer conserver, observer, toucher?
Ta première arrivée a été bouleversante. Très courte.
J’ai senti ton souffle sur mes ailes, elles ont frémit, jouant une mélodie nouvelle. J’ai dansé près de toi, dans ton ombre et ta lumière. Par jeux, tu as soufflé à nouveau, pour recréer la mélodie, notre mélodie. Sombre et ennivrante, une touche d’une douceur nouvelle. Tu as longtemps joué à me faire danser et je voulais te plaire. Un pas vers toi, danse avec moi !
Tes lèvres d’ombre ont glissé sur mes lèvres de sang, ta langue piquante sur la mienne trop douce.
Un pas en arrière et tu ressoufles, tu rejoues à me faire danser. Je gravite autour de toi, incapable de m’éloigner.
Je replonge vers toi, nos lèvres se mêlent cette fois sur un bel accord. Je t’offre ma douceur, je joue sur ta peau. Ma langue se glisse le long de ta joue comme une larme de bonheur.
Tu m’offres ton souffle, le glisse à mon oreille comme un mot doux silencieux.
Ma main devine un cœur rayonnant comme l’opale derrière ton torse d’acier trempé. Je cherche la faille pour t’atteindre plus profondément mais tu ne me laisses pas faire et après un dernier souffle mélodique sur mes ailes, tu fuis mon antre secret.
Tu y a laissé la marque de ton passage, une ouverture de plus vers mon Eternelle, vers ses tendres rayons. Mais aussi une ouverture de plus vers les autres, pour laisser appercevoir ma danse.
Je sais que tu continues à m’observer, à attendre que les rayons de mon Eternelle rejouent cette curieuse mélodie.
D’autres viennent à moi, je recherche ta musique sans jamais la retrouver.
Jusqu’à cette nouvelle éternité. Tu as su relever les yeux vers moi comme au premier son, au premier éclat. Tu m’a retrouvée nouvelle et identique.
Subjuguée par l’approche de ton parfum, j’ai enfin déployé mes ailes comme jamais auparavant, en dansant, en chantant. Ma bulle de matière noire a explosé, mon Eternelle m’a faite rayonner. L’espace nous a rapprochés, nous avons dansé sans plus jouer. Simplement tes mains sur mes ailes, frémissantes.
D’un pas je me retrouve face à toi. Notre pas de deux n’est que pour nous, je nous entoure pour nous mettre à l’abri, pour mettre à l’abri les autres mondes. Ils ne sont pas prêts pour cet éclat et ils n'ont pas à le voir.
Il n’y a que mon cœur que j’ai mis à l’abri ainsi, j’accepte le tien comme faisant parti de moi. Deux pour n’être qu’un.
En touchant mes ailes, tu t’es ouvert, laissant enfin cet espace que j’attendais pour toucher ton cœur.
Débarrassé de ta carapace, je me laisse aller à te goûter. Retenter ce baiser, ton souffle se fait mien.
Je découvre ton regard, l’accès à ton âme rare.
De nos souffles enfiévrés naît une danse nouvelle pour chacun de nous. Il nous faudra créer de nouveaux pas.
Un ange est fait d’amour mais j’en découvre la saveur.
Ma peau s’électrise sous tes mains. Pierre contre acier.
Tu es mon passage vers notre monde.
Mon corps est ton passage vers mon âme.
Tes lèvres toujours scellées aux miennes, tu parcoures ma peau créant mille étincelles.
Guide-moi…
Tu glisses tes mains le long de mes bras, entrecroises tes doigts avec les miens. Nos souffles partagés pour ne pas nous asphyxier. Tu relèves mes bras au dessus de moi, accroche mes mains au croissant de mon Eternelle.
Tu redessines mes courbes, faisant s’ériger des nouvelles tours.
Mes seins dardent leurs pointes sur ton torse, aucune rayure n’en ressort. Ma peau de pierre s’attendrit à ton contact. Mon cœur cherche à venir rejoindre le tien.
L’ange qui toujours vole au dessus des autres pour ne pas être blessée finit par s’agenouiller devant celui qui pourtant l’à tant faite douter de sa propre condition.
Tes doigts provoqent un léger carillon dans mes cheveux, les sons se font plus rythmés à mesure que j’ose ouvrir ma bouche le long de ton sexe. Sans nous quitter des yeux. De ma langue, je te goûte lentement et, doucement, furieusement, le métal de ta peau entre en fusion.
Tes mains croisées dans mes cheveux, tes pouces massant mes tempes, ton souffle heurté, parfumé me parvient et m’ennivre, me rend de plus en plus ivre de toi.
Le ballet de nos corps a repris tant la mélodie pousse à la danse.
A l’approche du doux sillage de la Voie Lactée, tu m’allonges et me prives de ton membre.
Un fin vent stellaire prend le relais de tes doigts pour faire continuer le carillon de mes cheveux et la mélodie de mes ailes.
Toute à toi, tout à nous, juste deux corps aimantés, deux souffles croisés.
Ta langue grave des mots d’amour sur ma peau, tes mains lissent le parchemin de mon corps. Mes cuisses cèdent à l’approche de ton visage, t’ouvrant aux mystères du sexe des anges. Longuement tu joues du bouton de rose que tu y découvres, tes doigts se frayant un passage vers la source de vie. Tout mon être se contracte sous tes caresses. Le plaisir de plus en plus intense couvre le son de notre rencontre, un silence respectueux fait place à nos désirs de plus en plus fougueux. Tu t’abreuves de mon plaisir jaillissant et, en parsemant mon ventre, mes seins de tes baisers, tu viens à moi me faire partager ce nectar.
Mes mains s’imiscent entre nous. L’ange s’enhardit et accepte sa part sombre et animale. Nourrie de mon propre fluide, je reprend vie et pars à la découverte de mon musicien. De tes lèvres gourmandes à ton cou, vers ton torse et tes tétons attirants comme de petites gourmandises que je ne me lasse pas de déguster, suçoter, légèrement picorer. Je prends le chemin des dames à l’approche de la nébuleuse du Cancer et de concert nous prenons possession des nos sexes impatients. Ta langue en moi, ma langue le long de toi, lentement, gourmands. Tes mains parcourent ton éternelle, tes doigts doucement s’aventurent en des galaxies secrètes et peu explorées. Nous sommes avides d’enfin aller au bout de ce voyage vers nous-même.
Je te refais face, dernière audace. La porte vers notre monde n’attend plus que nous la franchissions. Doux tourbillons de l’attente, le dernier instant. Jamais je n’ai été aussi consciente, jamais je n’ai été aussi ardente. Tu entres en moi, je prend possession de toi, d’un même élan, à égalité. Mes ailes frissonnent sous tes assauts, tes dents dans mon cou, mordantes. Mes mains cheminent le long de ton dos, s’ancrent à tes fesses pour te guider, te pousser à chercher plus loin en moi.
Nos yeux ne se quittent plus, nos soufflent nous caressent.
Plus vivants, plus aimants, plus amants. Ton membre érigé dans mon ventre, pulsations érotiques, erratiques.
Je te chevauche à travers le temps, nos doigts à nouveau scellés, à jamais, nos regards ancrés. Le plaisir est si intense, la tension monte, explose enfin et brise définitivement nos carapaces nous amenant directement là où jamais plus nous ne seront séparés. La jouissance du musicien coule le long des jambes de l’ange, intimement mélée au nectar céleste qu’il lui a permis de libérer.
Unis, comme je l’ai toujours révé… L’obsidienne est redevenue lave, le métal liquide en fusion, à deux, un nouvel alliage pour ne plus être qu’un.
Un jour, c’est entre tes mains désormais.
21 mars 2009
Sensual Blue Devil
Me voilà sortie du cabinet de mon généraliste, une ordonnance à la main. Mon mal de dos ne passe pas, il pense qu'un peu de kiné ne me ferait pas de mal.
En rentrant, je fouille le site des Pages Jaunes. Je ne sais pas du tout chez qui aller! Le plus proche de chez moi sera le mieux. J'en trouve un à 5 minutes en voiture. Ca sera parfait! J'appelle et prend rendez-vous pour le lendemain matin.
J'arrive un peu en avance. Plusieurs personnes sont déjà en scéance apparement.
A l'heure dite, le kinésithérapeute vient me chercher dans la salle d'attente. Charmant homme en blouse blanche, Olivier Keys possède une belle prestance. Grand, cheveux tendants largement au gris, svelte, des petites lunettes... Une quarantaine d'années certainement.
Tant qu'à se faire soigner, autant l'être dans de bonnes conditions non?
Il m'installe dans son bureau. Je lui tend l'ordonnance de mon médecin. Il la lit, me demande quelques éclaircissement quant à mes douleurs et me demande de me déshabiller.
N'ayant jamais consulté de kiné auparavant, j'ai un instant de trouble et lui demande si je dois tout enlever.
Il sourit et me dit que le haut suffira, pour cette fois.
Monsieur Keys m'indique qu'on commencera par le Fango. Je dois m'allonger sur une table d'auscultation et il me place une serviette chaude et humide dans le dos, ainsi que deux plaques qu'il relit à un appareil. Les ondes commencent à circuler et je me relax rapidement grâce à la chaleur qui se diffuse. Mon praticien me laisse seule dans son bureau, le temps de cet "atelier" et peut ainsi s'occuper des autres patients présents.
Mozart en fond sonore, étendue au calme, je m'endormirais presque... Monsieur Keys m'empèche de sombrer dans une douce torpeur en revenant régulièrement voir si tout se passe bien. L'appareil sonne et les ondes s'interrompent. Monsieur Keys vient m'enlever les plaques et m'invite à me relever pour m'installer sur un petit tabouret. Il se place dans mon dos, me fait placer mes mains croisées derrière ma tête et passe ses bras entre les miens. Bien collée contre lui, je dois me laisser aller à la manipulation. Un mouvement légèrement rotatif dans lequel il m'accompagne, collé à mon dos, étirement de la colonne et petit claquement. Il me propose de me rhabiller et de le rejoindre en salle commune.
Je le suis. Il m'indique une chaise, sur laquelle je dois m'asseoir à califourchon, m'installe devant un nouvel appareil et me l'applique contre la zone douloureuse, par dessus mes vêtements. Le courant TENS chauffe très légèrement. Il vaque à ses occupations que j'ai tout le loisir de suivre pendant ce nouvel atelier.
Je m'attarde un peu plus sur lui... Il a réellement beaucoup de charme! Oh mais soyons sérieuse pour une fois, je suis ici pour me faire soigner, pas pour autre chose. Mais libertine je suis, libertine je reste. Il est question que je puisse avoir des massages pour les prochaines scéances. Difficile de ne pas avoir l'esprit qui divague dans ces conditions.
L'appreil s'éteint, atelier terminé. Monsieur Keys vient me serrer la main et me remet un carton m'indiquant mes prochains rendez-vous, à raison de trois par semaine.
Cette scéance m'a fait le plus grand bien. Je suis détendue, je me crispe moins sur ma douleur.
Le soir, j'évoque mon rendez-vous avec mon époux. Il remarque mon trouble et s'en amuse. Il me sait plus rentre-dedans habituellement et s'étonne de me voir perdre légèrement mes moyens devant un homme.
Ma nuit est douce, cotonneuse... Envahie de sensations agréables...
J'ai hâte d'être au prochain rendez-vous, d'avoir l'occasion d'observer mon kiné plus atentivement. Il a éveillé mes sens...
Doucement, à chaque scéance, un petit jeu s'instaure. Je lui fait par de ma "peur". Il est après tout dûment équipé pour pouvoir torturer qui lui causerait des ennuis. Il m'accorde qu'effectivement, vu le matériel, il pourrait mais qu'il n'est pas comme ça.
Je reprime un "Dommage!". Je garde pour moi les douces tortures que j'aimerais le voir m'infliger...
Les ateliers varient peu. D'abord le Fango, suivi du courant TENS, parfois une manipulation et au bout de quelques scéances s'ajoutent des massages à visée antalgique.
Il utilise un liniment auquel il ajoute des huilles essentielles. Je pense reconnaître le parfum ennivrant de la canelle. Un tonifiant je crois. Je ressors à chaque fois incroyablement détendue. Cette relaxation me permet d'être entièrement à l'écoute de mes sensations... Le frottement hypnotique de ses mains sur ma peau. Cette odeur qui reste imprégnée en moi de longues heures...
Il ne me reste plus qu'une scéance malheureusement. Le temps aura passé bien trop vite.
Monsieur Keys me rejoint dans son bureau dès que l'atelier Fango se finit. Il referme la porte derrière lui. Je me redresse sur la table d'examen et il me dit de rester assise. Il prend une serviette et vient doucement derrière moi. Il m'essuie le dos avec délicatesse. Je sens son souffle sur ma nuque, ça m'électrise. Il me propose une dernière manipulation pour bien tout remettre en place. Il reste dans mon dos, comme lors de la première scéance, mais place ses mains sur mes hanches et me demande de bien me reculer, de coller mes fesses contre lui. Suivre son corps de mon corps, sentir son propre trouble qui nait dans mon dos... La manipulation faite, je me relève et me rhabille. Il va pour m'ouvrir la porte mais se ravise et lorsque je finis à peine d'enfiler mon pull, il passe son bras à ma taille et se penche sur mon visage.
"C'est peut-être la dernière scéance Ingrid, mais je voudrais que ta sortie de mon cadre professionnel ne soit que le début de...", il s'arrête et m'embrasse fougueusement.
Je reste sonnée, je ne m'attendais réellement pas à ce qu'il m'ai vue de cette façon. Il rajoute qu'il à mes coordonnées et me demande l'autorisation de s'en servir. Chose que je lui accrode de suite. Nous nous quittons ainsi... J'ai les genoux flageolants, comme une écolière.
Je rentre chez moi. Mon mari s'étonne de mon état second et me taquine. J'ai la chance de pouvoir avoir mon jardin secret, une jolie tolérance qui nous permet de vivre nos élans du corps sans remord.
Trois jours se passent, sans nouvelle.
Le lundi suivant, je reçois un SMS : Ingrid, rejoint-moi demain soir à mon bureau, 21h, tenue de soirée. Olivier
Je passe le début de la soirée du mardi à me pomponner. J'en profite pour me vétir de mon dernier coup de coeur, une adorable robe noire, vaporeuse, légèrement transparente et au décolleté audacieux, à peine recouverte d'un châle. Un maquillage axé sur mon regard, un nuage d'Alchimie et mes escarpins rouges, je suis prête.
Je me rend nerveusement à son cabinet, prend l'ascenceur jusqu'au 7ème étage. J'hésite un instant devant la sonnette puis me lance et appuie. Je l'entend dévérouiller la serrure et la porte s'ouvre. Olivier est habillé de noir, pantalon bien ajusté, une chemise et une cravate de la même teinte, qui font ressortir le charme de sa chevelure poivre et sel. Le cabinet est dans la pénombre, je ne vois que des lueurs vacillantes. Il a probablement placé des bougies un peu partout. Il me prend la main et l'amène à ses lèvre, la survole sans me quitter du regard. J'entend la voix de Cab Calloway au loin, chantant Minnie the Moocher. Terriblement sexy comme chanson.
Il m'attire dans la salle d'attente et ferme la porte derrière moi. Il me fait entrer dans la salle commune. J'y découvre une table recouverte d'une nappe blanche. Il y a déposé une bouteille de vin, deux verres et comme je l'avais soupçonné, des bougies difusant le même parfum de canelle que son liniment de massage.
Il m'ôte mon châle et le pose sur une chaise. Il se dirige vers la table et prend la bouteille de vin pour nous servir. Il me tend un verre. A aucun moment il ne me quitte du regard. Je me rapproche de lui, jusqu'à le frôler, mon verre à la main.
Je hume le nectar, un excellent Maury Rancio, au nez opulent de pruneau macéré, de fruits noirs séchés, de cuir, de noix, d'épices, de cacao et de sous-bois. En parfait accord avec la soirée, avec les standards du blues que nous délivrent doucement sa chaîne... Envoutant!
Je veux le gouter à son souffle. Je plonge un doigt sacrilège dans le liquide acajou légèrement ambré et le fait glisser sur sa bouche pour venir en cueillir la goutte du bout de mes lèvres. Nos respirations se croisent... Il prend une gorgée dans son verre, le fait murir sur sa langue et se penche vers moi pour m'en faire découvrir la suavité soutenue. Un baiser aussi dense et expressif que ce vin... Je vacille, il me retient de ses bras en lachant son verre sur la table. Le liquide se répand tandis qu'il me plaque au mur avec fermeté.
Il me toise de toute sa hauteur, prend le verre de ma main et le pose derrière lui. Les lueurs vacillantes des bougies mélées aux vagues lumières de la rue, jettent des ombres bleutées sur son visage au regard diablement tentateur.
Il plonge ses lèvres dans mon cou, tenant mes mains emprisonnées dans l'une des siennes, dans mon dos. Je prend appuie plus ferment contre le mur, y relevant une jambe que sa main libre vient libérer des tissus de ma robe. Il remonte le long de ma cuisse lentement. Sa bouche emprisonne la mienne dans un long baiser. Je réussis a retirer mes mains de mos dos et m'empresse de les glisser sous sa chemise, rapidement la déboutonner. Il finit de l'enlever et s'en débarrasse en la jetant plus loin. Je parcours son torse velu de baisers taquins, titillant ses tétons. Mes mains continuent leur minutieux travail et s'attaquent à son pantalon qui subit le même sort que sa chemise. Son corps est agréablement ferme.
Il se recule et me prend la taille, me fait m'appuyer sur une table d'examen et fait glisser la fermeture de ma robe en suivant la glissière du bout de la langue. Un long frisson me parcourt la colonne tandis que ma robe glisse à terre. Il ne cesse de parcourir mon dos de baisers mordillants, ses mains me massant sensuellement. Il place un genoux entre mes jambes pour les écarter.
Il glisse sa langue sur mes fesses, descend doucement et d'une main écarte mes lèvres pour l'y introduire et déguster un tout autre nectar, déjà abondant de par ses solicitations.
Je m'aggripe au cuir de la table, le plaisir me faisant perdre tout équilibre. Je pars rapidement rejoindre d'autres cieux plus élevés, ne pouvant réprimer mes cris... Olivier continue, encore et encore, m'empéchant de reprendre mon souffle. Ses mains glissent sur mes jambes, remontent sur mes fesses en les massants. Je suis quasiment allongée sur la table maintenant.
Il se redresse tout en me caressant et ne laissant pas sa bouche quitter ma peau enfiévrée. Je me retourne et m'asseoit sur la table, lui faisant face. Son membre est dressé et déforme son boxer. J'y glisse une main, tout en me saissant à nouveau de ses lèvres. Je sors son sexe de sa prison de coton, il fait glisser ce dernier rempart à ses pieds. Il me prend par les hanches et me rapproche brutalement du bord de la table. Nos intimités sont offertes l'une à l'autre. Ses mains dans mes cheveux, ma bouche dévorant la sienne, en mordant une lèvre gourmande et il appuie son corps pour me faire sienne. Sa queue pénètre mon ventre dans un feulement rauque partagé... J'enroule mes jambes autour de taille, lui imprimant le rythme de mon plaisir qui ne cesse de rejoindre des sommets toujours plus élevés. Il penche sa tête sur mon opulente poitrine qu'il dévore avec science, en faisant durcir les pointes au point que cela devient difficilement soutenable.
Je saisis la base de son sexe et l'enserre entre mes doigts pour lui faire perdre un peu de vigueur, l'éloignant un instant du gouffre où il allait plonger. Je me dégage de son emprise et me coule à ses pieds pour venir gouter mon plaisir sur sa virilité.
Ma langue s'enroule, glisse, goutte le suave parfum de nos ébats. Ma main se saisit d'elles, les promenant doucement et fermement sur mes doigts. Olivier saisit ma chevelure et je m'enflamme, accélérant mes caresses. Le vin ne m'a pas assez désaltéré, je veux le sentir lui, me délecter de son charme et le laisser couler dans ma gorge. De plus en plus amplement je le parcours, ne lui laissant pas le temps de se préparer à la puissante explosion de nos ardeurs. Il se répand sur ma langue en longues et savoureuses coulées, aussi délectables que notre Maury.
Il nous ressert deux verres de vin et s'affale par terre à côté de moi en m'en tendant un.
Nous le dégustons, dans les bras l'un de l'autre, reprennant nos souffles. Pour reprendre de sensuelles joutes toutes au long de la nuit, partageant aussi nos goûts pour l'art, la musique...
S'ensuivent d'autres rencontres au rythme du blues, pour le plaisir de profiter de nos vies dans cet antre caché au milieu de nos jardins secrets...
17 août 2008
L'initiée primé
Le texte l'Initiée est arrivé second ex-aequo au concours de nouvelles érotiques, organisé par le site Néoplaisirs!!!
http://www.neoplaisir.com/sexyblog/gagnant_concours.html
21 janvier 2007
L'initiée
Une légère brise chargée des parfums de la forêt me caresse le visage ; soulevant quelques mèches de mes longs cheveux roux. Je frissonne, me réveillant doucement, le corps endolori. Le bruissement des feuilles est étrange, comme étouffé. C’est le seul son que j’entends.
Où suis-je ? Je me redresse et découvre ma « chambre »… Une longue roche moussue semble m’avoir servie de matelas. Autour de celle-ci, je peux dénombrer 5 pierres plus petites. J’ai l’impression d’être au centre d’une scène. En plusieurs endroits le sol est décoré de cercles de champignons. Les arbres alentours forment un toit au dessus de cette étrange clairière. Leurs longues branches se penchent pour proéger la roche sur laquelle je repose. Est-ce réellement une roche ? Je me redresse et descend de ce lit…
Un autel… Une grande table de pierre décorée d’étranges symboles et sur le dessus un croissant de Lune sur lequel s’est posé un petit papillon de pierre.
Ma tête me tourne, je ne comprend rien à ce qui à pu se passer. J’ai besoin de reprendre des forces. Je resserre mon manteau autour de moi. Erreur, ce n’est pas mon manteau ! Ces broderies… C’est le manteau de cérémonie des prétresses d’Ithil ! Je n’ai pas le droit de l’avoir sur mes épaules, c’est un sacrilège, mais, c’est le seul vêtement dont je peux me couvrir. Et j’ai faim, si faim et soif. Avec un peu de chance, je peux trouver des baies dans les buissons. Mes pieds nus font crisser les feuilles mortes tandis que j’avance vers un immense chène derrière lequel j’apperçois quelques arbustes. Arrivant à sa hauteur, j’y découvre un grand creux. J’y jette un œil et y découvre un cruchon de terre cuite bouché, un pain, quelques fruits et soigneusement emballé dans des feuilles fraîches, un fromage odorant. J’ai si faim mais j’hésite à me servir. Ces mets sont disposés comme des offrandes et cette clairière transpire d’une étrange magie.
- Mado! dit une faible voix cristalline, Mange ! Mange !.
De l’elfique… Je n’en connais que quelques bases. Et d’où vient cette voix ? J’apperçois une étrange petite créature assise à côté du cruchon. Sa peau translucide émet une légère lueur dorée. Elle se lève et s’envole pour venir se poser sur mon épaule.
- Je suis Ninglor. On m’a chargé de te tenir compagnie et de répondre à tes questions Tinuviel. Mais d’abord, prend le temps de te restaurer, tu as besoin d’énergie après cete longue nuit.
Les questions se bousculent dans ma tête mais effectivement, remplir mon pauvre petit estomac me premettra de mettre mon esprit au clair. J’obéis donc à Ninglor, me saisis de la nourriture et m’asseoit adosée au chêne pour me restaurer. La petite créature vient attraper quelques grains de raisins et se réinstalle sur mon épaule pour les croquer goulument.
Le cruchon est plein d’un lait frais et crémeux. Je suis vite rassasiée et j’attend poliment que Ninglor le soit aussi avant de lui poser mes questions.
- Où suis-je et pourquoi je ne me souviens de rien ? Suis-je en danger ? Et pourquoi me nommes-tu par mon surnom ?
- Doucement, doucement !!! D’abord, retourne t’installer sur l’autel, je t’expliqerais ce que tu veux savoir.
Il s’agit donc bien d’un autel.La présence de Ninglor m’appaise. Je sens instinctivement que je n’ai aucune crainte à avoir à ses côtés. Je retourne m’installer sur mon lit de fortune, Ninglor perchée sur mon épaule. Une fois assise, ma petite compagne d’un léger mouvement de jambes vient se placer en apesenteur devant mon visage.
- Plutôt que de répondre par des mots, je préfère te faire revivre ce que ton esprit a effacé. Tu dois avoir la moindre petite parcelle de cette nuit gravée au fond de toi pour pouvoir affronter ton avenir en pleine possession de tes moyens. N’ais pas peur, je reste à tes côtés, tu es en sécurité. Ah oui, une petite chose… Te souviens tu de ta grand-mère ?
- Oui évidemment. C’est elle qui m’a donné le surnom dont tu m’as nommée toute à l’heure : Tinuviel.
- Sais-tu ce qu’il signifie ?
- Fille du Crépuscule… Elle me disait que j’étais arrivée au moment où Anor et Ithil s’unissent.
- Oui, exact. La signification en est plus profonde. Tu as en toi le sang des elfes, tu portes en toi l’histoire de l’Ancienne religion. C’est pour cela que ta grand-mère t’a enseigné l’elfique, langue de tes ancètres.. Tu es attendue depuis de très longues années. Ton destin ets de faire perdurer la magie des peuples primitifs, sans laquelle nos mondes risqueraient de tomber dans un chaos destructeur. Notre magie est intimement liée à la nature, elle doit être une parfaite communion entre notre Golloryn et la vie elle-même. La magie vient du plus profond de ton être, de son côté le plus primitif. Toutes les femmes de ta famille pore ce don en elle. Il est aujourd’hui temps que tu prennes le relais. C’est pourquoi tu as été amenée ici. C’est en ce lieu que tu pourras pratiquer ton art, c’est ici que tu pourrais communiquer avec les peuples.
- Mais je n’ai aucun don !
- N’as-tu pas remarquée quelques choses étranges depuis que tu as… démarrée ta vie de femme ?
- …
Si, il y a eu des événements pour le moin surprenants ces derniers mois. Depuis ma rencontre avec Hildéric, avec qui je vis cette passion pleine et dévorante. Hildéric… Celui qui m’a faite femme. Après la première nuit passée entre ses bras, j’avais en plein hiver, vu les cerisiers du verger familial se couvrir de fleurs. Cet oiseau qui venait à chaque fois que j’étais avec mon aimé, se perchant sur un arbre et chantant cette belle mélopée tout du long de notre rencontre. La rose trémière que j’avais reçue en cadeau et qui jamais ne fanait…
- Tu es notre Golloryn, notre grande Magicienne. Cette nuit tu as été initiée aux rites anciens. Je vais maintenat te montrer les dernières heures, j’omettrais juste volontairement le moment et la façon dont tu es arrivée ici. Je t’expliquerais pourquoi à ton réveil.
- A mon réveil ???
- N’ai crainte Golloryn Tinuviel.
Ninglor met sa minuscule main devant mes yeux et souffle doucement sur mon front. Je me sens partir, je flotte doucement jusqu’à ce que mon dos touche la pierre étrangement chaude et accueillante. Mon manteau s’ouvre sur mon corps dénudé, mes cheveux bouclés formant un doux coussin sous ma tête.
Il fait nuit. Aucun son ne point dans la clairière. Je suis comme soudée à cet autel mais je m’y sens bien. Je suis sûre que je suis libre de rester ou non. Rien n’est fait contre ma volonté, je suis ici parce que je l’ai accepté, parce que mon âme connaît cet endroit. Oui, mon âme est ancienne, elle est déjà venue ici. J’entends un faible bruissement d’ailes. Une lumière colorée, teintée de bleu et de pourpre grandit devant mes yeux. J’y distingue un superbe papillon. Il ressemble à celui gravé sur l’autel. Doucement il vient se poser à mon côté, toujours nimbé de cette lueur. Les branches de quelques mélèzes nous offre une légère lumière d’or, me permettant de distinguer petit à petit ce qui entoure l’autel. Le papillon et moi ne sommes pas seul. Des murmures se font entendre, entrant dans la clairière. Les cercles de champignons sont devenus lumineux à leur tour, diffusant des couleurs douces, du violet, des teintes rosées et bleues pâles.
Le papillon effleure ma hanche du bout de son aile, me faisant frissoner et me rappelant sa présence. A chaque battement de ses ailes, des fleurs viennent s’épanouirent sur l’autel, sous moi et autour de moi, m’offrant un odorant, enivrant, et confortable matelas. Sa lueur grandit, il semble étiré. Je ne peux plus le regarder, mes yeux ne supportent pas cete clarté soudainement incandescente. Brusquement, la nuit retombe sur la clairière. Les fleurs de ma couche semblent comme autant d’ailes de papillons, me caressant à m’en faire frémir de volupté. La lueur est revenue, bleue et pourpre, au dessus de moi. Mais le papillon n’y est plus. Je le cherche du regard et à la place où il était, je découvre un jeune homme. Non, un elfe. Sa peau légèrement bleutée et laiteuse, son corps fin et long, sa longue chevelure lisse… Il est tel que décrit dans les contes qu’enfant j’écoutais sortir de la bouche de ma grand-mère, au coin du feu.
Il s’asseoit à mon côté, sur ce lit de roses, sans me quitter du regard. Je me retrouve en terrain connu dans ses yeux. Comme si on ne s’était jamais quittés. Il est moi, je suis lui. Chacun comme une partie d’un tout. Un tout qui doit s’unir.
A mesure que son visage se penche sur moi, une douce chaleur m’envahit, contrastant avec la fraicheur des fleurs. Un courant tourbillonne autour de nous, faisant s’envoler feuilles mortes et autres végétaux en un mur nous séparant du monde.
Ses longs cheveux d’or flottent autour de lui tandis qu’il pose ses lèvres sur les miennes. Doucement il fait glisser sa langue dans ma bouche, en un long et délicat baiser. Il passe une main dans mon dos pour me redresser et interrompt sa caresse.
- Je suis Wilwarin… Le papillon-âme des Eledhrim. Je suis mémoire et souvenir, porteur du secret, la moitié sans laquelle sans laquelle les pouvoirs de Golloryn ne peuvent être. Sois consciente que tu es libre de refuser, mais ton âme de magicienne me fait déjà savoir que tu acceptes notre alliance. Je serais toujours à tes côtés tout en te laissant ta vie libre. Lorsque tu ressentiras le besoin d’exprimer des pouvoirs plus fort, mon corps d’elfe se révèlera à toi ; mais à toi seule. Je suis tel que tu désires que je sois.
Mon corps se met à brûler d’un feu de plus en plus puissant à l’écoute de l’envoûtante voix de Wilwarin. Il me regarde prendre conscience de ma magie. Mes mains deviennent brillantes, ma peau prend la même transparence bleutée que la sienne. Il prend une de mes mains entre les siennes et tout en m’embrassant à nouveau, la dirige au dessus de nos têtes. Une légère aura céruléenne s’en échappe et je vois apparaître une pluie de pétales dans le tourbillon qui nous protége. Plus son baiser est appuyé, plus l’aura gagne du terrain sur ma peau et plus les effets s’accentuent. Je n’entend que nos soufllent mélés au crépitement de vie de la forêt.
Son corps m’hypnotise, j’ai besoin de lui, de le toucher, le sentir mien.
Il se redresse et s’écarte un eu, comme s’il avait compris que je voulais le découvrir par moi-même. Son crops est parfait, finement musclé. Sa peau est douce comme le plus fin des velours. Dès que je le touche, nos auras se lient et forment un éclat d’un blanc pur. Il ne me quitte pas du regard tandis que mes caresses se font plus précisent. Je glisse sur son torse et baisse les yeux vers son ventre où je prend conscience de sa virilité. Son membre parfaitement lisse est gonflé comme jamais je n’aurais pensé cela possible. Pas le moindre petit duvet ne vient gacher la perfection de sa peau, en lu endroit. Un corps lisse comme le marbre, lumineux et chaud. Mes doigts se posent avec hésitation sur cette tige. Wilwarin frémit à ce contact. Sa bouche retrouve la mienne et ses mains parcourent enfin mon corps. Ses doigts glissent dans mes cheveux, il me fait pencher la tête en arrière et m’embrasse le long du coup, jusqu’à mes seins dont les pointes n’attendent que lui.
Mon dos est cambré au maximum, ma tête touchant presque le lit de roses. D’un geste vif, Wilwarin vient s’agenouiller entre mes jambes. Il me repose sur l’autel et glisses ses mains de mes seins à mon ventre dans lequel je sens toujours ce feu dévorer mes sens. Ses caresses sont légères et pourtant si puissantes. Je tente de me relever pour saisir à nouveau sa bouche mais une main invisible m’en empêche.
- Golloryn Tinuviel, laisse la magie venir à toi, laisse tes sens prendre possession de ton corps.
Ma peau brille aux endroits où il l’a touchée, laissant des symboles elfiques y apparaître.
Meleth, sîdh, angol, erthad…
A mesure que sa main descend vers mon intimité, un doux parfum descend sur la clairière, une odeur fraîche de pluie mélée à la douceur des fleurs.
Wilwarin caresse longuement ma peau, m’embrasse à nouveau. Je veux unir nos crops.
Il presse mes tétons entre ses lèvres, ses cheveux caressant mon visage et mon cou. Sa main appuye sur mon mon de Vénus, aussi lisse que con sorps. J’ai la peau lisse et imberbe des elfes. Il glisse un doigts vers le petit bourgeon de mon sexe, déjà tendu d’impatience. Son contact me déclenche une vague brûlante dans mon giron. Je me cambre, dardant mes seins plus haut vers le visage de l’âme des Eledhrim. Je sens le désir palpiter dans son membre dresser contre mon ventre.
Ses doigts pianotent entre mes lèvres, me faisant monter une mélodie sensuelle de plus en plus belle et forte. Mon plaisir coule et vient abreuver les roses. Plus les gestes de Wilwarin se font entreprenant, plus les couleurs environnantes flamboyent.
Mes mains sont à nouveaux libres. Je caresse ce corps, le parcourt. Mes mains dans ses cheveux, je pousse sa tête plus bas. Instinctivement, mon âme sait ce que mon corps doit faire.
Wilwarin descend de l’autel et attire mon bassin au bord de le pierre, me maintenant à hauteur de son visage. Il remonte ses mains le long de mes jambes, les glissent entre mes cuisses. Il les pose sur mon sexe et écarte mes lèvres de ses pouces. Je sens que mon plaisir coule plus abondement encore. Il approche son visage, son souffle comme une brise. Il me pénètre de sa langue, lappe le plaisir qu’il me procure. Il remonte vers la tige dressée, l’englobe entre ses douces lèvres, pour la téter longuement. Il place une main sous mes fesses et remonte son pouce, le faisant entrer en moi, encore et encore. Ma respiration s’accélère, sa langue dessine d’autres symboles sur mon intimité. Mon ventre me brûle, j’ai besoin de sentir mon elfe en moi, de m’unir enfin complètement à lui.
Il ne vient pas de suite, il continue à téter et mordiller mon clitoris, introduisant d’autres doigts en moi. Le feu du plaisr se fait plus intense que je ne l’ai jamais connus. J’ai besoin maintenant d’en avoir plus.
Enfin il se lève. Il passe un bras sous mes jambes, l’autre sous mes épaules et me remet allongée sur notre autel. Il revient s’agenouiller entre mes jambes ouvertes et prend mes hanches dans ses mains. Son membre est plus gros que jamais. Son aura et la mienne brillent de milles feux. Il soulève mes fesses et amène mon sexe vers le sien. Mon corps se tend, Wilwarin se penche sur moi, embrasse mes seins et me pénètre avec une douceur infinie.
A chaque parcelle que son membre saisit, je sens des décharges d’une onde de plaisir parcourir mes veines. Nos corps vibrent sur une même corde. Sa hampe est faite pour moi, elle m’emplie pleinement. Nous ne faisons plus qu’un seul et même être, une magie nouvelle naît petit à petit.
J’ondule et sent ma jouissance et la magie monter et se méler. Mon elfe se retire et me reprend, plus brutalement.
Il va et vient dans le creux de mon ventre avec force. Nos regards sont plongés l’un dans l’autre. Il passe un doigt sur le bourgeon turgescent de mon intimité, me faisant encore grimper plus loin, tout en pilonner mon ventre à un rythme de plus en plus soutenu.
Le plaisir me dévore de l’intérieur, je vois mes mains briller. Je sens que mon âme quitte mon corps à mesure que le plaisir prend possession de mon ventre. Wilwarin est soudé à moi, serré, brûlant, sa tête contre la mienne. Il n’y a plus que son bassin qui bouge, forçant son sexe de plus en plus gros. Il ralentit un peu, se glisse plus doucement et après une légère pause, le temps comme suspendu, il me repénètre avec une force inouîe, me poussant dans monde de jouissance pure. Mon âme se sépare et flotte au dessus de nos corps. Je me vois hurler ma jouissance, Wilwarin penché sur moi. Mon corps est cambré à son maximum, de mes pieds, mes mains et de ma tête partent des raies de lumières qui viennent frapper les cinq pierres entourant l’autel. Je ne suis que plaisir, brûlante, je ne suis que magie, envoûtante. Nos auras mélées redessinent un pentacle dont la lueur s’élève au dessus de la clairière et retombe alentour. La lumière redescendant vers l’autel, mon âme repart dans mon corps que je vois sans connaissance. Wilwarin a menée mes fesses à ses lèvres et s’abreuve de l’abondant plaisir qu’il m’a procuré. A chaque goutte avalée, son aura se fait plus forte. L’instant d’un clignement des yeux, il a disparu et reprit sa forme de papillon, posé sur mes lèvres, s’abreuvant encore un instant de sa trompe plongée dans mes sucs.
Au moment où mon âme reprend possession de mon enveloppe charnel ; je me retrouve propulsée devant Ninglor.
Je me sens plus sereine que jamais. Golloryn Tinuviel fait désomrais partie de moi.
- Regarde sur ton épaule ma Golloryn, me dit Ninglor.
Je tourne la tête et y voit Wilwarin posé. Nous sommes désormais unis, plus rien ne peut nous séparer…
Tinuviel : la fille du Crépuscule
Wilwarin : le papillon
Ninglor : fleur d’eau doré
Mado : Mange !
Anor : Soleil
Ithil : Lune
Golloryn : magicienne
Eledhrim : peuple des elfes
Meleth : amour
Sîdh : paix
Angol : connaissance de la magie
Erthad : union
A suivre...
11 décembre 2006
Splendeur et décadence
Lady Valmont… Un nom synonyme de luxure, d’indécence. Oui, elle était bien de la famille du célèbre complice de Mme de Merteuil. Assez proche pour avoir bénéficie de son aura et de son influence dans les domaines de l’amour.
Elle avait tout pour elle. Un nom, un titre, de l’argent et ses entrées dans un monde doré et avantagé. Et surtout, une beauté proprement indécente, la beauté du diable. Tout en elle appelait au péché. Une peau si blanche et diaphane qu’elle n’avait pas besoin des couches de poudre dont se couvraient les autres damoiselles. Elle n’était que courbes, tout en douceur et provocation. Des seins généreux, des hanches rondes et une taille bien marquée qui lui donnaient une allure voluptueuse. Son visage avait une douce tournure dans lequel détonnait un regard mystérieux, sombre et profond, accentué par une mouche naturelle sur le coin externe de sa paupière droite. Ses sourcils arqués et noirs comme les ailes d’un corbeau. Sa petite bouche rouge arborait une moue sarcastique qui ne donnait que plus de relief à ses lèvres pleines. Ses cheveux noirs étaient masqués par une charmante perruque blanche poudrée à la mode du moment. Elle prenait garde de toujours mettre en avant ses avantages.
Ce soir elle recevait dans son manoir. Une fastueuse fête pour tout le beau monde de la capitale. On se bousculait pour y être invité, pour y être vu. Messieurs et dames se paraient de leurs plus beaux atours et faisaient des frais pour être en vogue. Le genre de soirée où des destins se nouent, des amours naissent et où les grands du pays prenaient des décisions capitales. Il fallait en être.
L’allée menant à l’entré était marquée tous les dix pas par un jeune homme tenant une torche flamboyante. A l’intérieur de la demeure, toujours ce feu, représenté par des centaines de petites bougies parfumées de senteur épicées. Des pétales de roses jonchaient le sol et d’immenses bouquets odorants garnissaient le moindre recoin. Un quatuor à cordes jouait une musique envoutante. Lady Valmont se tenait à l’entrée de la salle de bal pour accueillir ses invités, vétue d’une splendide robe à l’anglaise rose thé qu’elle avait fait venir de Londres pour l’occasion. Sa plus proche amie, la Vicomtesse Sandra de Saint Hilaire lui fesait de piquants commentaires sur chaque arrivant, provoquant des rires à peine étouffés à l’hotesse des lieux.
Jusqu’au moment où entra le très jeune Chevalier Amadeus… Les deux jeunes femmes restèrent interdites devant lui. Sandra chuchota une obscénité à son amie qui rougit aussitôt, chose peu habituelle pour une demoiselle aussi effrontée. Elle lui présenta sa main à baiser, ce qu’il fit avec une douceur extrème, tout en la regardant droit dans les yeux. Ses sens étaient en émoi, elle sentait un flamme commencer à lui dévorer le ventre.
Qu’il était beau dans son uniforme ! Un corps fait pour les joutes sensuelles.
En discutant avec quelques convives elle eu l’occasion de le voir rougir en croisant son regard. Tout à fait charmant !
Elle avait l’extravagance de ne pas proposer de repas assis mais avait fait disposer de longues tables le long d’un mur et y avait fait dresser des plats dont les mets pouvaient se picorer du bout des doigts. Des bols d’eau citronnée avaient été placé a plusieurs endroits et des valets se tenaient près à essuyer les mains de quiconque en avait besoin. Cet agencement permettait de lascives rencontres, des mains se frôlants doucement. On pouvait apercevoir une comtesse donné la becquée à un baron, un capitaine de cavalerie se faire lécher un doigt enduit de crème par une jeune dame de compagnie de la Reine…
Les odeurs, la chaleurs, les bougies, les mets, la musiques, les gens, tout prétait à un univers libertin. Lady Valmont sentait sa tête et son corps emplie de chaleur et de volupté.
Pendant les danses, elle s’arrangeant pour passer près d’Amadeus, le frôler. Les regards se croisaient. Son rang ne lui permettait pas de danser de suite avec lui, elle se devait de faire quelques pas avec les personnages hauts placés qui étaient présents. Mais dans chacune de ses arabesques, c’est lui qu’elle accompagnait. Et il le sentait, ils ne se quittaient désormais plus des yeux.
C’est un homme de goûts, il prend soin de sa personne. Elle a cru déceler plusieurs fois à son approche la fragrance nouvellement créée par cet allemand, ce Farina. L’Eau de Cologne, agréable parfum qui se marie si bien avec la légère odeur de poudre de riz qu’il a mis sur son visage. Elle voudrait s’approcher plus et connaître l’arôme certainement un peu musqué de sa peau. Elle sent ses seins pointer, à l’étroit dans le corset qui les écrase.
Non, se dit Amadeus, ce n’est pas que la lueur des chandelles qui fait brasiller ses yeux… Faites que non. Comme un papillon de nuit, il se sent attiré par ce feu et quitte à s’en brûler les ailes, il fera tout pour se réchauffer à son contact.
Des couples se forment, des caresses s’échangent… Le temps suspend son vol et tout n’est qu’indolence au manoir. Lady Valmont est appelée aux cuisines pour faire vérifier la somptueuse pièce-montée offerte par le cuisiner du Roi. Elle quitte la salle de bal, seule. Le Chevalier la voyant s’éloigner décide de partir à l’assaut de sa proie. C’est ce soir ou jamais.
Tapi derrière une tenture, il la regarde entrer dans les cuisines. Un rapide coup d’œil aux alentours lui fait apercevoir l’entrée du boudoir de Lady Valmont, tout proche, porte laissée entrouverte par un domestique maladroit. Idéal.
La voilà qui revient, les yeux toujours aussi brillants. A sa vue, il sent son sexe frémir dans sa culotte de cavalier. Encore dix pas et elle sera à sa portée. Ose Amadeus, ose. Quatre pas…
D’un geste vif il l’attrape par le bras et la ramène à lui, plaquant son autre main sur sa bouche pour pas qu’elle n’éveille l’attention des invités par d’éventuels cris. A sa vue, elle se calme aussitôt. Gardant sa main sur ses lèvres, il l’entraîne rapidement dans le boudoir et ferme préstement la porte derrière eux. Elle se soustrait à son étreinte et le défit du regard. Aucun des deux n’est dupe, elle n’a aucune colère en elle. Il se rapproche d’elle et la sert contre son large torse. Connaître la moindre parcelle de sa peau. Il enfoui son visage dans son cou, la parcourant doucement de ses lèvres fiévreuses. Elle frémit, glisse ses mains vers ses cheveux pour défaire son catogan et et libérer son opulente crinière noire. Du bout des doigts elle le masse. Il remonte sa bouche à son visage et la fixe un instant avant de s’emparant de cette bouche tant désirée. Leurs langues se mèlent, les corps se serrent.
Elle lui défait sa ceinture, le métal de son sabre tinte au contact du sol. Son habit tombe rapidement et elle s’en prend à sa chemise à jabots. Pouvoir sentir sa peau sous ses doigts. Elle descend sur son ventre et sens son mebre dressé, coincé sous a mince épaisseur de tissus de ses chausses. A genoux devant son Chevalier, elle lui dénoue l’aiguillete pour le metre nu face à elle. Elle le parcours de doux baisers, du ventre à ses cuisses musclées par des heures d’équitation. « Lady Valmont, laissez moi encore vous embrasser. ». Elle se redresse et lui tourne le dos. Il repousse les anglaises de sa perruque et lui mordille la nuque. Lentement, il s’attaque au carcan de cette splendide robe, délaçant son corset, son panier et ses jupons pour faire lentement glisser le tout au sol. La voici presque nue, unqieuement paré de ses bas blancs retenus par de fines jarretières dont les rubans effleurent le creux de ses genoux, de ses chaussures à hauts talons, de son lourd collier de diamants noirs et de sa perruque. Sa peau laiteuse semble irréelle. Il remarque un petit gran de beauté en forme de cœur sur le bombé d’une fesse, lui donnant envie d’y croquer sans plus attendre. Derrière elle, la cheminée crépite. Elle se retourne. Ainsi placée, elle semble sortir des flammes comme Aphrodite de son coquillage, diabolique tentatrice. Amadeus pourrait jouir rien qu’en se nourrisant de ce spectacle. Le petit triangle noir de son pubis contraste tant avec la lactescence de sa chair… C’est un appel au crime. Et ses seins si ronds aux tétons roses vifs, dressés et gonflés de désir, pour lui, rien que pour lui.
Elle lui fait un léger signe de tête pour lui montrer le divan disposé tout proche du foyer, se retourne à nouveau et d’une démarche de panthère s’y avance pour s’y lover, la tête appuyée sur le seul accoudoir, une jambe légèrement relevée et l’autre à terre, une main sur la cuisse, l’autre taquinant les boucles de sa coiffure.
A genoux au pied du canapé, il la dévore des yeux et la caresse. Il voudrait conquérir et posséder chaque centimètre de cet être infernal. Elle glisse une main dans ses cheveux et pousse sa tête vers sa poitrine. Sa langue furette sur ses tétins déjà si durs. Il redessine leurs contours, les mordillent, les têtes tandis que sa main caresse le ventre de sa belle et glisse vers son mont de Vénus. Sa toison est si douce. Enhardi par les gémissements de son hôtesse, il glisse un doigts vers son intimité. Diable, elle est trempée, brûlante, son clitoris déjà dressé. Il le pince doucement entre le pouce et l’index et la pénètre, allant et venant du majeur en elle. Elle se cambre doucement, dardant plus haut sa poitrine. Il parcours son corps de baisers, la lèche pour la goûter dans le moindre de ses replis. Elle s’accroche à ses cheveux et finit par baisser sa main et attraper son beau membre. Il n’a jamais été aussi gros et gonflé pour personne avant elle. Elle le caresse par d’amples mouvements. Rapidement leurs souffles se font plus courts. Ils se désirent tant. Il se met debout à son côté, la prend dans ses bras. Elle se redresse pour placer ses jambes autour de ses hanches mais il la repousse sèchement et la force à se mettre à quattre pattes sur le petit divan de son boudoir.Il grimpe et se place à genoux derrière ses charmantes petites fesses blanches. La lumière du brasier miroite sur son dos y dessinant d’étranges volutes, comme autant d’inscriptions mystiques. Au loin, le cris des cordes du quatuor ne fait qu’ajouter au surnaturel de la scène. Il reste à la regarder encore, la possédant des yeux avant tout, tout en se masturbant doucement. Sa queue est si gorgée de désir que ça en devient douleureux. Lascive et impatiente, Lady Valmont balance ses hances de façon tout à fait indécente vers son amant d’un soir. « Par pitié Chevalier, je me languis, par pitié, prenez moi ». Sa voix en devient rauque tellement elle le veut en elle, en manque de se sexe qu’elle n’a encore pas connu. N’en pouvant plus elle glisse main entre ses cuisses pour se satisfaire, mais il lui saisit le bras avant et le retourne dans son dos, lui faisant pousser un petit cris de surprise suivi d’un halètement excité. Les longs instant d’attente qu’il lui impose, la frôlant de sa hampe, sont comme autant de caresses insidieuses.
De sa main libre, il cajôle son séant et en écarte doucement les deux globes. Il approche un peu plus sa queue et se frotte tout du long de sa petite chatte. Elle gémit de plus en plus fort, le suppliant encore et encore de la prendre enfin.
Elle sent son sexe palpitant, en manque de ce membre provocant. Il relache son bras et lui saisit les hanches à pleine main. Enfin, oui ! Lentement, doucement il entre en elle, tandis qu’elle ne cesse de remuer son derrière impatient de se faire remplir. A peine à moitié en elle, il se retire et recommence à la caresser du bout de son gland humide. Elle en hurle de rage et d’excitation. Il recommence ce manège plusieurs fois, la pénétrant un peu plus, toujours aussi doucement. Il se retire à nouveau, se penche et vient poser ses lèvres sur son petit bouton, glisant sa langue pour recueillir ses sucs, lui arranchant encore un cris. Elle se sent parcouris de frissons électriques. Sans crier gare, il se redresse et cette fois l’empale bestialement, la cueillant au plus profond de son ventre. Lady Valmont se cambre, rejetant sa tête en arrière et exprimant toute la jouissance que lui procure son ardent Chevalier. Il l’entreprend longuement, brutalement. Elle sent monter dans son ventre un tourbillon de chaleurn glissant vers son pubis et prêt à éclater. Amadeus accélère ses violents coups de boutoir, la sentant se contracteur sur sa hampe, plus brûlante que jamais. Le tourbillon explose dans son sexe, comme jamais elle ne l’a connu auparavant, tous les muscles de son être se contractent à lui en faire perdre le souffle. Sa jouissance est si forte, qu’elle semble en perdre conscience. Elle n’entend plus rien autour d’elle, elle n’est plus que plaisir pur, son regard ne percevant plus que des étincelles. Le Chevalier s’immobilise dans son ventre, lui laissant savourer pleinement cet orgasme, jusqu’à la dernière vibration de son sexe autour de sa queue.
Il se retire d’elle et la fait s’asseoir tandis qu’il descend du divan, se plaçant face à elle. Reprenant rapidement son souffle, elle se saisie de sa bite pour l’amener à ses lèvres. Il n’est plus loin de la jouisance.
Elle le nettoie de ses fluides intimes, le léchant sur toute la longueur de sa forte hampe, gobant ses bourses délicatement. Son gland turgescent luit, appétissant comme un fruit mûr. Elle le tête avec délicatesse, prenant son sexe entier dans sa bouche et le faisant aller et venir avec la plus extrème douceur. Elle saisit ses fesses dans ses mains, glissant un doit entre elles, allant et venant délicatement dans cet interdit. Il prend sa tête dans ses mains et lui fait prendre son rythme, gémissant de volupté. Plus rapide et plus ample, il baise sa jolie bouche tandis qu’elle le regarde, brûlante. Son ventre se serre, la chaleur envahit tout le bas de son être et il vient enfin dans un long râle libérer son flux dans sa gorge. Le gardant en elle, elle fait glisser sa langue, comme une plume légère, autour de son sexe, jusqu’à son dernier soubresaut.
« Gourmande Lady Valmont, pas une goutte de perdue »…
Le Chevalier s’écroule sur le petit divan, serré dans les bras de sa maîtresse, la tête posée sur son sein.
La chaleur du foyer, les plonge dans des rêves prometteurs.
Pour Fausta... ;op
07 décembre 2006
Le texte LE VAMPIRE a été primé!
Je tiens à vous faire partager cette super nouvelle!
J'ai participé il y a quelques semaines à un coucours de nouvelles érotiques sur le site http://www.confidentielles.com .
Et me voilà parmi les gagnantes!
J'ai reçu 4 livres érotiques des Edittions Scali.
Et bon sang, que ça fait du bien de voir son travail reconnu!
Encore merci à tous mes lecteurs! Même si vous ne laissez pas de commentaire, je vois que vous êtes assez nombreux.
30 octobre 2006
Petites vacances entre amis
On en parlait depuis plus d’un an de ces vacances.Faustine et Karl rêvaient de découvrir notre petit coin de paradis à Alex et moi-même. Un charmant village en bord de mer dans lequel je passais mes vacances depuis toute petite nous ouvrait ses portes pour deux longues semaines de farniente.
Nous étions déjà très proches avant le départ, passant régulièrement des soirées ensemble mais la chaleur, l’ambiance relax des vacances nouèrent des liens encore plus intimes.
Faustine était une belle jeune femme toute en blondeur et en finesse. Ses longues jambes et son charmant postérieur rebondi attiraient l’œil de mon mari, je l’avais remarqué à plusieurs reprises Et je ne pouvais pas lui en vouloir, elle était vraiment attirante.
Son mari, Karl, était un charmant jeune homme brun, large d’épaules. Ses petites lunettes accentuaient son regard rieur. Mais mes yeux avaient la facheuse habitude de se poser sur son bas-ventre, visiblement bien gâté par la nature.
J’ai surpris Faustine à appuyer son regard sur Alex et Karl semblait attiré par les rondeurs de ma poitrine…
Les soirées passées sur la plage à discuter de tout, de rien et surtout de choses peu catholiques sont quasi quotidiennes. Quand l’air se rafraicchit trop sensiblement, nous nous emballons dans de grandes serviettes de plage, serrés les uns contre les autres. Faustine et moi, chacune lovée entre les jambes de nos hommes assis en tailleur. Nous ne sommes pas toujours sûre que ce soit bien la main de notre mâle qui se promène sur notre jambe…
Ces vacances sont idylliques. Personne ne se sent obligé de suivre l’autre la journée, chaque couple est libre de visiter les environs à sa guise. Ce qui arrive fréquemen tétant donné qu’Alex et moi connaissons déjà la côte.
Ce jeudi nous leur avons proposé tout de même de nous suivre dans un de nos endroits favoris, un torrent en pleine forêt, très rafraichissant pour cette chaude journée de juin. L’air est particulièrment lourd. Arrivés sur place, nous étendons nos serviettes sur les rochers et nous déshabillons en hâte pour plonger dans cette eau vivifiante. Comme des enfants, on rit, à s’éclabousser, à faire les andouilles. Rapidement fatigués par nos jeux somme toute puérils, je rejoins les rochers pour me dorer au soleil. Karl me devance et me passe une serviette autour des épaules, en me frottant doucement le dos, son regard glissant dans le mien, coquin. Faustine et Alex nous rejoignent et nous nous faisons bronzer en parlant pendant encore une bonne heure.
Je propose de passer chez un traiteur réputé de la région pour ses plats traditionnels et de se faire une petite soirée tranquille sur la terrasse, à regarder le soleil se coucher sur la mer.
La proposition est acceptée à l’unanimité. Tout le monde en voiture.
Arrivés dans la boutique, je laisse Alex expliquer les produits locaux à nos amis pendant je passe commande. Assortiment de charcuteries et de fromages, tartes salées, légumes farcis et surtout de sûblimes desserts à faire hurler de panique tous les diététiciens de France. Et évidemment, un apéritif, un bon petit rosé mis en bouteille à quelques kilomètres à peine et une douce liqueur digestive. Parés pour notre soirée, nous rentrons à la villa nous préparer.
Chaque couple ayant sa salle de bains, les préparatifs sont vite faits. Alex décide de rester en short, torse nu, compte tenu de la chaleur. Karl passe un t-shirt et un jean. Faustine et moi optons pour des tenues similaires : jupe, débardeur, cheveux lachés et encore humides.
Le repas est rapidement prêt et tout le monde s’installe sur la terrasse.
Qu’il est agréable de déguster un bon vin avec une aussi jolie vue dans cette ambiance cosy.
Nos convives profitent de ce petit dîner, les conversations se font plus intimes, comme souvent lorsque deux couples se retrouvent. Faustine me fait un clin d’œil et regarde mon mari. Que me prépare-t-elle ? Il sursaute. Discrétement je baisse les yeux et remarque qu’elle lui fait du pied sous la table. Ahhh, vous voulez jouer à ce petit jeu chère amie ? Karl étant assis à mes côtés, je fais de même et glisse mon pied sur son mollet, de façon fugace.
Alex propose que nous passions au salon pour prendre le digestif et Faustine ne profite pour me demander si je veux bien lui tirer les cartes. Ne me séparant jamais de mon tarot, j’accepte de bon cœur. Les hommes se chargent donc de débarrasser la table, faire la vaisselle et nous rejoindrons dans quelques dizaines de minutes.
Concentrée sur mon tirage qui semble de très bonne augure pour mon amie, je ne remarque pas de suite que Karl et Alex sont revenus au salon. Assise dans un confortable fauteuil de cuir, face à la table basse, Faustine dans un autre fauteuil collé au mien, je lui raconte ce que je « vois » pour elle.
Plongée dans mes cartes je vois se glisser devant moi une main tenant un petit verre à liqueur. On me souffle dans le cou : « Pour vous charmante demoiselle ». Surprise, je sursaute et renverse quelques gouttes sur mon décolleté. Faustine et Alex rigolent, chacun un verre à la main. C’est Karl qui me tendait le verre. Je me relève et me retrouve contre son torse. Il me regarde droit dans les yeux et ne rigole plus. Il pose sa main sur mon sein et du pouce essuye les traces de liqueur. Faustine et Alex nous rejoignent. Elle prend le pouce de son mari et l’amène à sa bouche pour le lécher doucement.
J’avais déjà parlé avec Faustine et Alex d’une éventuelle soirée sexy à 4, eux étaient plus que partant, il ne restait que Karl qui avait des réticences. Ce ne pouvait donc qu’être déclenché par lui.
Alex est dans mon dos, il m’embrasse doucement dans le cou et je me laisse aller sous ces mains qui connaissent si bien mon corps. Il caresse mes hanches, mes seins. Je sens son sexe déjà dressé contre mes fesses. Tandis qu’Alex hôte mon débardeur, je regarde Karl et Faustine s’embrasser. Ele le déshabille lentement en parcourant son corps de baisers. Il me regarde, passif sous les mains de son épouse. Il s’asseoit dans un des fauteuil, nu, son membre puissant excité par cette situation inattendue. Je n’ai plus sur moi que ma jupe et mon soutien-gorge. Mon mari me pousse à m’installer dans le second fautueil, il me place les jambes sur ses épaules. Ses mains glissent sur mes cuisses, faisant remonter ma jupe sur mes hanches. A côté de moi, Karl a fermé les yeux. Faustine lui caresse le torse, le parcourant de petits baisers jusqu’à atteindre sa hampe et entreprend de lui faire une sulfureuse fellation. Ils gémissent tous deux, j’en suis terriblement excitée. Je pousse la tête d’Alex entre mes jambes, je veux sentir sa langue experte sur mes lèvres. Je m’abandonne à mon plaisir. Je glisse ma main vers le fauteuil de Karl et cherche son contact. Je caresse son ventre, doucement. J’ouvre les yeux, il me regarde et pose sa main sur mon sein, le pétrit délicatement. Nos 4 soufflent s’unissent et s’entremèlent, chacun profite du plaisir de l’autre.
Alex se déplace légèrement de façon à pouvoir toucher Faustne. Il caresse ses fesses, ses hanches, passe sa main sur son ventre et descend doucement vers son intimité. Elle se cambre, respire plus fort.
Je me dégage de l’étreinte de mon mari en lui jettant un regard entendu. Je rejoins Faustine et pose mes lèvres près des siennes sur le sexe de Karl. Alex se place derrière nous et nous caresse toutes deux. Nos langues se frôlent…
Faustine se retourne et fait s’allonger mon homme. Elle se place à califourchon sur lui, mais de façon à ce que lui puisse goûter son fruit pendant qu’elle prend son sexe en bouche.
Je me redresse et vient me mettre sur les genoux de Karl. Nous nous embrassons. Il me pénètre de ses doigts, titille mon petit bouton pendant que je le masturbe lentement. Son excitation est de plus en plus forte, j’entends Alex et Faustine respirer eux aussi de plus en plus vite. Je me relève un peu et m’empale sur le long et fort membre de Karl. Je me sens remplie. Ses gestes sont forts mais si doux.
Faustine s’est maintenant installée dans le fauteuil à ma droite, tournée contre le dossier, à genoux, présentant ses rondeurs à mon Alex visiblement au bord de la jouissance. Tandis que je chevauche Karl plus rapidement, mon homme la prend brutalement. Faustine halète, elle est au bord de l’orgasme. Karl me fait aller plus vite en me tenant par les hanches. Il a sa tête contre mes seins. Le plaisir me fait me cambrer au maximum, nous jouissons lui et moi dans un parfait ensemble. Il se répand dans mon ventre, brûilant. Sa tête bascule sur le dossier du fauteuil tandis que je continue de remuer mes hanches sur lui, plus doucement, pour profiter des derniers soubresauts de plaisir de sa queue. Nous sommes rejoints par Faustine, qui crie son plaisir, fort, elle est ailleurs. De voir sa maîtresse si vibrante, Alex accélère ses va-et-vients, se rétire et éjacule sur ses fesses.
Je me relève et m’agenouille aux pieds de mon époux, pour lui nettoyer le sexe de la langue. Karl rejoint sa femme et la caresse doucement.
Epuisés, nous rejoignons chacun notre chambre. Enfin, pas si épuisés que ça, nos cris et nos soupirs ayant repris plusieurs fois dans la nuit.
Je me réveille le lendemain matin, comme dans un rève cotonneux. Nos vacances sont vraiment parfaites.
15 octobre 2006
Le dentiste
Une fois par an, petit contrôle de routine. Histoire de garder un sourire enjoleur. Mon dentiste n'est pas de ces hommes qui tombent les femmes d'un simple regard mais il a un charme certain. Une petite quarantaine, les cheveux poivre et sel, large d'épaule, des petites lunettes rondes...
Depuis le temps qu'il s'occupe de moi, il a appris à connaître mes goûts. Il me surnomme "ma petite rockeuse" et met toujours les CD que j'aime : de bons métalleux qu'il apprécie autant que moi. Au fil du temps , nous avons dépassé le stade des rapports patient/médecin pour devenir de bons copains. Ce qui ne serait peut-être pas arrivé sij'avais eu de mauvaises dents!!! Nous passons plus de temps à rire qu'il ne passe de temps à me soigner. Il a de l'humour et une belle culture. Je me mets toujours au maximum à mon avantagepour nos rdv et je sais qu'il n'y est pas complètement insensible. Certains regards ne trompent pas. Ca lui est arrivé de laisser échapper une caresse sur ma joue, un baiser trop près des lèvres pour n'être qu'amical. C'est un jeu de séduction entre nous.
Ce jeudi, je suis apprement la seul à avoir demandé une consultation. Même Tania, son assistante, n'est pas là. Dr Pascuali m'accueille avec un grand sourire, une main glissant bas sur ma taille. Il me dit que je suis sa seule patiente de l'après-midi car il n'était pas sensé être au cabinet ce jour. Ses regards sont plus soutenus que d'habitude.
Je m'installe dans le fauteuil et lui fait mon plus beau sourire. Il rigole en me disant qu'il ne fera encore une fois pas fortune avec moi. Il se penche sur moi, son regard s'attardant dans le mien, et m'ausculte. Ses gestes sont doux, appuyés. Rien à signaler, comme toujours.
Il enlève son masque et reste penché sur mon visage. Je sens son souffle sur ma peau. Il glisse une main dans mes cheveux. "Tu me fais fondre...". Il me caresse le front du bout des lèvres, descend sur ma joue. Je me redresse légèrement, passe ma main sur son dos. Nos bouches se joignent, tendrement, pour s'apprivoiser. Il s'interrompt, me regarde, le souffle court. Il semble chercher une approbation dans mes yeux.
Je le désire depuis si longtemps.
Il glisse son bras dans mon dos, se met à califourchon sur moi et me relève contre lui d'un geste brusque. Ma respiration s'emballe. Il m'embrasse, me dévore. Ses mains glissent sous mon cache-coeur, il prend mes seins dans ses mains. Mes doigts glissent dans ses cheveux, si doux. Mes lêvres goûtent sa peau, il sent bon. Je veux lui défaire sa ceinture, il m'interromps, me regardant droit dans les yeux : "Non, moi d'abord".
Il descend du fauteuil, me fait en descendre à mon tour. Il s'y asseoit. Je suis debout, face à lui. Ses mains glissent sur mon ventre, il défait mon pantalon et le fait tomber à mes pieds. Il pose un long regard gourmand sur mon corps. Que ça fait du bien de lire le désir dans les yeux de l'autre. Il me sert contre lui, m'embrassele ventre, les hanches, et glisse sa main dans mon string. Il titille mon bouton avec adresse. Je sens des vagues d'un plaisir électrique parcourir mes veines.
Il me prend par les hanches et me retourne, dos à lui. Je suis un jouet entre ses mains. D'habitude plutôt maîtresse, je découvre les bienfaits de la soumission. Il fait glisser ses lèvres sur mes fesses, d'une main repousse le petit morceau de tissus qui joue les derniers remparts et introduits ses doigts en moi, avec force. Il me prend presque brutalement, mon corps est en fièvre. Il ne cesse de me dévorer. "T'aime ça hein!". Je voudrais pouvoir crier mon plaisir mais me retient de peur qu'on ne nous entende. Oui j'aime ça, prend moi encore plus fort, parle-moi, dévore-moi. Son pouce s'appuye , prêt à me pénétrer différement. Je voudrais le supplier de me prendre de suite, je vibre de désir mais je veux rester son jouet et que çe soit lui qui décide de nos actes. Ses mouvements sont lpus rapides, plus brutaux, je n'en peux plus. Il me laisse pantelante, le souffle presque coupé mais encore plus brûlante de désir. Il se redresse, se serre contre moi, m'embrasse la nuque. Il me me glisse ses doigts sur la joue, je les prends en bouche, les lèchent, les sucent.
Je me remets face à lui. Il a un petit sourire en coin, il me laisse faire. Je lui déboutonne sa chemise sans cesser de l'embrasser, de déguster sa peau. Mes mains sur son torse, je prends ses tétons entre mes doigts, les lèchent, je descends doucement vers son ventre, mes mains sur ses hanches. Je lui défais sa ceinture, son pantalon, le fait tomber au sol. Son boxer est tendu. Je glisse mes mains entre le tissus et ses fesses et le lui retire. Je le repousse vers le fauteuil pour qu'il se rasseoit. Je m'agenouille face à lui, bien cambrée, genoux écartés, poitrine en avant. Je le repnds par les hanches pour qu'il bascule son bassin plus vers moi, dégageant ainsi ses fesses plus largement. Je plaque une main sur ses abdos, l'autre à hauteur de son pubis. "Suce-moi".
Il prend ma tête entre ses mains et me ramène à sa verge. Je le regarde avec mon air de vilaine fille. Ma main entoure ses bourses et je commence à lui embrasser le gland, le plus doucement possible, donnant quelques coups de langue légers. Je parcours son phallus de petits baisers pendant de longues minutes. Il me somme de le prendre en bouche, je n'écoute pas. Il appuye plus fort sur ma tête, je le regarde droit dans les yeux et enfin le prend en entier. Ma langue s'enroule autour de sa hampe, mes va-et-vient sont amples et profonds. Sa main fait varier mon rythme à son bon vouloir, l'autre main étant cramponnée au fauteuil, si fort que ses articulations blanchissent. Il continue de me parler, toujours si peu sagement. J'aime son goût, j'aime sentir que son plaisir s'amplifie dans ma bouche. Je le caresse du ventre aux cuisses, sans relacher son sexe, m'interrompant par instant pour reprendre mes baisers légers. Je prends ses bourses en main, je les lèches, remonte sur sa verge dressée, passant mes doigts derrière pour aller titiller son anus. Il me fait accélérer encore plus mes mouvements puis me retire brutalement la tête. Il me rejoint à terre, saisit ma nuque pour me faire baisser et lui présenter ainsi mes fesses.
A 4 pattes par terre, sous ses coups de boutoirs de plus en plus forts et rapides, il me donne quelques bonnes claques sur les fesses, je me laisse enfin aller à crier mon plaisir, rapidement rejointe par le sien. Son flux brûlant dans mon ventre me faire repartir dans une deuxième salve de jouissance, imédiatement. Il s'écroule sur moi, essouflé. Je me retourne et l'enlace, l'embrasse encore et encore...
J'adore aller chez le dentiste ;op
19 septembre 2006
J'aimerais...
Que c'était bon hier soir...
Ca valait la peine d'attendre mais du coup, pour la suite, je n'attendrais plus aussi longtemps.
Sentir tes mains sur mes seins, les pétrir si peu délicatement, juste ce que j'attendais. Ta main entre mes cuisses, ta langue dans ma bouche, si habile.
J'ai été étonné, je pensais qu'à force d'attendre, je risquais surtout d'être déçu.
Bien au contraire, tu as été au dessus de tout.
Tes fesses fermes entre mes mains, nos langues qui se gouttent, qui jouent. Le baiser le plus sexuellement indécent que j'ai eu.
Je ne cesse de revivre ce moment. A quand la suite?
Trouvons un moment rien qu'à nous, avec du temps pour juste profiter de l'instant présent, se laisser emporter par nos sens.
Tu sais que je ne recherche rien d'autre que ce feu entre nos corps.
Je voudrais sentir tes mains sur mon corps. Qu'à nouveau tu m'embrasse dans le cou, me mordant. Prend-moi laisse-toi emporter. J'aime cette sensation animale de perte de contrôle. Fait avec moi ce que tu n'oserais pas faire autrement. Vis ça à fond, sans te poser de question, fais-toi plaisir. Tente et goûte, propose et agit sans trop me demander.
J'aimerais connaître le goût de ta peau, passer la barrière de ta chemise. Enlever nos vêtements en hâte, si vite, si empressés qu'on ne les enlève pas complètement. Ne pas avoir besoin de se controller comme hier soir. Sentir ton sexe durcir entre mes mains, le lécher de milles façons jusqu'à en avaler le suc, entièrèment. Te sentir le glisser entre mes seins, le baiser à chaque aller-retour vers ma bouche.
D'une main tu pétris mes seins, les embrasse, les léche, tire sur les tétons avec tes dents. Nous nous laissons complètement aller. Fais moi faire ce dont tu as envies. Retourne- moi contre le mur, fais descendre tes mains entre mes lêvres intimes. Je veux sentir ton sexe dur sur mes fesses. Embrasse mon dos, descend le long de ma colonne, glisse ta tête entre mes jambes et joue de ta langue. Je veux sentir mon gout sur tes doigts, sur ta langue. Je veux que tu ne cesses de t'occuper de mes seins.
Prend-moi, fort, longtemps, plusieurs fois. Ne nous laisse pas le temps de respirer de rélfléchir mais juste le temps de d'agir. J'aime l'essouflement, les coups forts presque destructeurs.
Je veux te sentir jouir au plus profond de mon ventre, de ma bouche, sur ma peau. Je veux te procurer un plaisir que tu n'oses à peine imaginer.
Cherche un moment, n'attend pas trop. On s'arrangera, on vivra ce qu'on à vivre, sans se prendre la tête.
Mon jardin secret, celui dont toi seul à la clé. Pour mieux revenir dans nos quotidiens respectifs. Une escapade de temps à autre pour ce ressourcer.
03 septembre 2006
Et s'Il répondait à mes attentes?
L’habit ne fait pas le moine. Et Il semble de toute façon être à mille lieus des vœux monastiques.
Sous ses airs angéliques, le temps passant, je vois se dévoiler un vrai petit démon coquin et aventureux.
Les hommes mûrs sont attirants de pas leur expérience, les hommes jeunes le sont par leur côé avide de découvertes.
Physiquement, rien à redire : un grand brun bien bâti, une frimousse à qui on donnerait le bon Dieu sans confession.
Il est très ouvert, charmant et drôle. On échange des mails depuis quelques semaines maintenant. C’est très agréable de jouer un jeu plein de sous-entendu avec quelqu’un qui a du répondant. Le petit message coquin de fin de journée, il est attendu, il excite. A parler échangisme, clubs libertins, on s’émoustille l’un l’autre.
Je lui ai proposé dernièrement qu’on sorte tous les deux. Boire un verre, discuter, rire et…
Il accepte et jen suis assez étonnée. Je ne pensais pas qu’il irait au-delà du virtuel mais c’est tant mieux. Du culot, Carpe Diem, vivre pour l’instant et suivre ses envies. Tu as bien raison !
On passera la soirée au Mississipi. Restaurant et bar, ça nous permettra de choisir si on souhaite dîner ou juste boire quelques cocktails au son d’un envoûtant jazz New Orleans, confortablement installée dans un des endroits les plus cosy et les plus branché de la ville.
Je gare ma voiture sous les platanes au bord de la rivière. Je suis un peu en retard, j’espère qu’il ne m’en tiendra pas rigueur.
J’ai pris soin de me mettre à l’aise. Vêtue d’un simple jean et d’un chemisier noir lacé et outrageusement décolleté, laissant apercevoir quelques centimètres de dentelle rouge et noir. Mes formes pulpeuses et provocantes sons mises en valeur. Je lui laisse apercevoir un bout du trésor, qu’il n’ait qu’une envie, ouvrir le paquet pour le voir en entier.
Je pousse la porte du bar, un nœud d’angoisse et d’excitation à la gorge. Il me fait signe. Il a trouvé une petite table bien au calme et m’attend, un verre à la main.
Je le rejoins. Il se lève pour me dire bonsoir, appuyant ses lèvres aux coins de ma bouche, lentement, en me regardant droit dans les yeux. Il fait déjà bien chaud…
J’ai beau être grande gueule, on se connaît peu et je ne sais pas trop quoi dire mais Il me met à l’aise et on parle finallement facilement. J’essaye de sonder son regard, qu’at-il en tête pour ce soir.
L’endroit est propice. Un décor New Orleans, un piano accroché au plafond ( ??? oui ça étonne !), du jazz. On serait presque téléportés à l’époque de la prohibition dans les tripots de Louisiane… Prohibition.
Je ne prohiberais rien ce soir.
Les mains se frolent, les regards se cherchent, se fixent… Je fais glisser mon pied entre ses jambes, le fait remonter doucement en une lente caresse. Pour l’instant, Il garde un applomb suprenant, continue la conversation comme si de rien n’était. Il ressert ses jambes autour de la mienne.
Cet réveil en moi des pulsions animales. J’ai envie de lui. Je prend sa main dans la mienne, en redessine le dos du bout des doigts, toujours les yeux dans les yeux. Je fais glisser mon index sur sa paume, pour lui faire comprendre mon désir.
A son tour il prend mes mains dans les siennes et m’en caresse les paumes.
Nous demandons l’addition, que nous réglons à deux et nous quittons le Mississipi. Je lui propose de lui faire visiter un peu la ville en voiture. Il accepte et nous rejoignons son véhicule sur le même parking des platanes où je me suis moi-même garée.
Un peu de musique, juste assez fort pour ne pas se lancer dans de grandes conversations. Nous n’avons de toute façon pas envie de parler. Il démarre et je le guide vers les jolis quartiers reculés et abrités des regards indiscrets. Tout en lui expliquant par où passer, je pose ma main sur sa cuisse et remonte vers son entrejambe.
Il ouvre un peu sa fenètre, Il doit avoir un peu chaud :oD
Je déboutonne son jean, difficilement, car son membre dur ne laisse plus de place pour mes doigts. Je réussis à glisser ma main dans son pantalon et joue avec son sexe. Il me demande trouver un endroit retiré où nous pourrions nous arrêter en paix.
La ville est entouré de bois, autant d’endroits pouvant accueillir deux personnes impatientes.Nous nous enfonçons un peu dans le bois pour découvrir une clairière qui a du voir bien des ébats.
Son téléphone sonne, un message apparement. J’en profite pour sortir de la voiture et faire quelque pas. L’air frais de septembre me regonfle à bloc. Il y a un ban de picnic et une table un peu plus loin, je m’y asseois, le dos contre la table.
Il prend son temps pour répondre mais finit par me rejoindre. Il a reboutoné son pantalon. Il s’arrête face à moi, ne bouge plus comme s’il se tenait derrière un dernier rempart.
Je me relève du banc et vais vers lui. Il ne bouge toujourspas. Je suis contre lui, mes yeux plongés dans son regard. Je pose ma main sur son ventre, la fait glisser vers sa taille. Enfin il fait tomber la dernière barrière, sa main dans mon dos, il se penche vers ma bouche entrouverte, respire mon souflle sans me quitter des yeux.
Le temps semble en suspens autour de nous. L’instant est incroyable de tension sexuelle, sensuelle, plus rien n’existe. Dans un même mouvement nos bouches partent à l’assaut l’une de l’autre, dans un mouvement désespéré de désir. Il me sert fort contre lui. Je voudrais ne faire qu’un avec ce corps qui me hante. Sa langue est habile, elle goûte chaque parcelle de ma bouche. Je lui lèche délicatement les lèvres, lui mordille la langue. Il me pousse vers la table et je m’y asseois. Sans cesser de m’embrasser, il déboutonne mon chemisier en hâte, sans prendre la peine de me l’oter complètement. Je lui déboutonne à nouveau son jean pour cette fois le faire glisser à ses pieds et je déboutonne sa chemise, lui caressant le torse. Il pose ses mains sur la dentelle qui couvre mes seins, qui pointent d’un désir devenu douloureux. Je me penche vers son torse, pour le mordre, le lécher, redessiner ses tétons du bout de ma langue, attirant son bassin entre mes jambes ouvertes et je l’emprisonne entre mes cuisses.
Il me renverse sur la table et parcours ma poitrine de baisers dévoreurs. Une main glissant dans mon dos, il dégraphe mon soutien-gorge. Le papillon noir qui l’orne prend son envol vers le banc… Mes seins lourds brûlent entre ses mains et au contact de sa bouche impatiente. Je fourre mes mains dans ses cheveux et le fait remonter vers ma bouche, l’embrasser, encore sentir sa langue contre la mienne. Prends-moi… Je descends de la table et tout en m’abaissant, je finis de le déshabiller, goutant chaque parcelle de sa peau au passage. Son sexe est dressé devant moi, gorgé comme un fruit mûr. Je fais descendre mes mains de son dos à ses fesses, les massant. Je le lèche doucement, de ses bourses à son gland, parcourant toute sa hampe en petits baisers fugaces. J’embrasse encore son gland, tout en donner de léger coups de langue et enfin je le prend en entier dans ma bouche, allant et venant tout en le fixant droit dans les yeux. Ma main glisse derrière ses bourses pour lui faire découvrir des plaisirs dont il ne soupçonne pas l’existence. Il me relève et m’amène plus près de la voiture, tout en m’ebrassant à nouveau. Il se penche pour saisir quelque chose dans la boite à gants et se couvre rapidement. Nos peaux s’électrisent au contact l’une de l’autre. Il descend une main entre mes jambes et me fait encore attendre en me caressant, me pénétrant très doucement de ses doigts. Je saisi sa main, la remonte vers ma bouche pour nettoyer ses doigts du bout de la langue. Il saisis mes cheveux, renverse ma tête en arrière et m’embrasse le cou. Je me dégage de son étreinte et me retourne dos à lui, appuyée sur le capot de la voiture. Il me masse légèrement les épaules, descend ses mains le long de mon dos, masse mes fesses et me pénètre doucement d’abord. Je me redresse légèrement, il caresse mes seins puis me fait me rabaisser vers la voiture et me martèle littéralement de toute la longueur de son membre. Il me fait jouir plusieurs fois et me glisse à l’oreille qu’il voudrait que je finisse le travaille avec ma bouche. Il ne tarde pas à venir, après s’être découvert. Je ne laisse pas une goutte se perdre.
Nous recommencerons plusieurs fois dans la nuit.



